Conakry a annoncé lundi 8 avril la conclusion des derniers accords portant sur l’exploitation du gisement de fer Simandou et le développement des infrastructures associées. Au total, les investissements générés, notamment une liaison ferroviaire de 600 km et un port sur l’Atlantique, se chiffrent à 15 milliards de dollars.
«Simandou n’est plus un rêve, mais une réalité… Il n’y a aucun doute aujourd’hui que le projet sera délivré conformément au calendrier d’ici fin 2025 », a assuré Djiba Diakité, directeur du cabinet du Président de la République nommé à la tête du comité de suivi du projet Simandou.
Selon un communiqué relayé sur les réseaux sociaux de la Présidence, les accords ont été signés le 2 avril dernier, après l’obtention des différentes approbations, notamment celles des autorités chinoises et la ratification du parlement de Transition en Guinée.
Les quatre blocs du gisement Simandou sont partagés à parts égales entre deux coentreprises dirigées par Rio Tinto et Winning Consortium Simandou. Par ailleurs, ces coentreprises détiennent chacune 42,5 % de la Compagnie du Transguinéen, la société d’exploitation des infrastructures ferroviaires ainsi que portuaires. Le gouvernement guinéen complète le tour de table avec 15% du capital. Les différents partenaires, y compris les groupes chinois Baowu et Chinalco, mobilisent depuis quelques mois les fonds nécessaires pour achever les travaux.
Simandou est considéré comme l’un des plus grands gisements de minerai fer au monde, avec plusieurs milliards de tonnes de ressources minérales à haute teneur. A son entrée en production, le projet devrait significativement accroître la contribution du secteur minier à l’économie du pays. Outre le fer et l’or, la Guinée possède aussi d’importantes réserves de bauxite dont il est le deuxième producteur mondial.
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