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Guterres : Ce que le monde doit à l’Afrique …

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«Le monde compte sur l’Afrique, mais l’Afrique n’a pas pu compter sur le monde et cela doit changer », a affirmé, jeudi 1er décembre à Addis-Abeba, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

Antonio Guterres qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, à l’issue de la 6è conférence annuelle de l’Union africaine (UA) et de l’ONU, a souligné la nécessité de «rétablir la confiance, accélérer le développement et placer l’avenir de l’Afrique au cœur des solutions dont le monde a besoin».

L’Afrique a besoin de nouveaux partenariats au service de la prospérité et du développement, a relevé le secrétaire général des Nations Unies, déplorant que les objectifs de développement durable sont en détresse.

Les pays en développement y compris ceux en Afrique ont besoin d’un soutien urgent pour renforcer les services et programmes, dont les populations ont besoin, a martelé le Secrétaire général des Nations unies qui s’est dit optimiste quant à l’avenir du contient.

«Quand je vois l’Afrique, je vois de l’espoir et un vaste potentiel. Je vois des pays qui œuvrent ensemble notamment au sein de l’UA au service de la paix et du développement. Je vois une économie continentale prête à prospérer grâce à l’accord de libre-échange continental africain et je vois chez les jeunes d’Afrique qui sont de plus en plus nombreux une énergie sans limite, une nouvelle façon de penser et des solutions qui peuvent profiter au monde entier », a souligné le SG de l’ONU.

“Un système financier mondial en faillite morale”

«Aujourd’hui nous nous sommes attardés sur ce qu’il fallait faire pour qu’il y ait le meilleur parti de l’énorme potentiel qui est celui de l’Afrique tout en s’attaquant à certains problèmes profondément ancrés», a-t-il noté, faisant remarquer que le développement et la reprise économique des pays africains déjà désavantagés par la distribution inégale des vaccins contre la Covid-19, sont pris en otage par « un système financier mondial en faillite morale ».

«Nombreux sont les pays piégés dans une spirale d’endettement ce qui les empêchent d’investir dans les systèmes de services essentiels, entre autres, l’éducation, la santé, la protection sociale, la création d’emploi, des sciences et d’innovation», a-t-il déploré

Sur un autre registre, le SG de l’ONU a indiqué que l’insécurité alimentaire touche des millions d’Africains à travers le continent, dont les 36 millions de personnes qui souffrent de la pire sécheresse qu’ait connu la Corne de l’Afrique depuis des décennies. Ces derniers font partie des 339 millions de personnes qui auront besoin d’aide humanitaire l’année prochaine, a-t-il dit.

Abordant les effets du changement climatique, M. Guterres a relevé que «les centaines de vie perdues et les millions de personnes déplacées lors des inondations survenues récemment au Nigeria, Tchad, Soudan du Sud, nous rappellent également de manière tragique notre échec dans la lutte climatique et que l’Afrique ne reçoit qu’une infime quantité de soutien qu’il faudrait pour s’adapter aux dévastations qu’elle subit».

Les alertes de Moussa Faki Mahamat

De son côté, M. Moussa Faki Mahamat a déclaré que cette 6eme conférence a été l’occasion de faire le point sur le partenariat fructueux entre les deux parties.

Cette 6eme session se tient à un moment particulier où le monde fait face à Les de très importants défis, entre autres, les conséquences de la terrible pandémie de la Covid-19, le conflit russo-ukrainien, les changements climatiques qui impactent négativement l’ensemble du monde et particulièrement le continent africain, a relevé le président de la Commission de l’UA.

L’Afrique est encore dans une situation très difficile face aux crises sanitaire, alimentaire, énergétique et climatique, a-t-il ajouté.

Sur les questions de paix et de sécurité, Moussa Faki Mahamat a affirmé que le partenariat entre les Nations Unies et l’Union africaine est très ancien, rappelant que «l’essentiel des missions de paix sont sur le continent africain et nous travaillons presque au quotidien avec l’ONU».

«Nous avons fait un tour d’horizon sur les situations notamment en Libye, au Sahel, dans le bassin du Lac Tchad, dans la Corne de l’Afrique, le Mozambique et dans les Grands Lacs. Nous avons évoqué le cas d’un certain nombre de pays africains qui sont dans une situation de transition politique, les questions de financements des missions de paix de l’UA, les questions économiques et des droits de l’Homme », a souligné le président de la Commission, faisant état d’une «parfaite convergence des vues sur ces questions ».

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