Le nombre de milliardaires africains remonte à 20 selon le classement 2024 du magazine Forbes, grâce au retour dans ce cercle de très grosses fortunes du Nigérian Femi Otedola. Sa fortune est repassée au-dessus du milliard de dollars entraînée par la hausse de la valeur de sa participation dans la société de production d’électricité au Nigéria, Geregu Power. Le Nigéria domine largement le top 20/ africain des milliardaires en dollars.
Le cercle des milliardaires africains s’est élargi et leurs avoirs cumulés ont augmenté au cours des douze derniers mois, selon le classement «Africa’s Billionaires 2024», publié lundi 22 janvier par le magazine américain Forbes.
Le nombre d’Africains disposant d’une fortune supérieure ou égale à 1 milliard de dollars est passé de 19 en janvier 2023 à 20 une année plus tard, grâce au retour dans le club du Nigérian Femi Otedola, dont la dernière apparition dans cette liste remonte à 2017. Femi Otedola doit son retour dans le cercle des milliardaires en Afrique à la hausse de la valeur de sa participation dans la société de production d’électricité, Geregu Power cotée à la bourse de Lagos.
La fortune cumulée des vingt milliardaires africains recensés par Forbes a légèrement rebondi au cours des douze derniers mois, inversant la tendance à la baisse observée en 2023 bien qu’elle reste encore loin de son plus haut niveau historique. Les avoirs cumulés de ces individus ultra-riches ont atteint 82,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 900 millions de dollars par rapport à janvier 2023.
Dans un classement dominé par les Sud-africains, le Nigérian Aliko Dangote tient la première position pour la 13e année consécutive avec une fortune estimée à 13,9 milliards de dollars. Il est talonné par le magnat sud-africain des produits de luxe, Johann Rupert dont la fortune est estimée à 10,1 milliards de dollars contre. Nicky Oppenheimer, lui aussi sud-africain, arrive en troisième position avec une fortune de 9,4 milliards de dollars, en hausse d’un milliard de dollars par rapport à début 2023.
Au total, treize milliardaires ont réussi à augmenter leur fortune au cours des douze derniers mois tandis que sept ont vu leurs avoirs diminuer.
Le plus important gain a été réalisé par l’Egyptien Nasseff Sawiris, qui a engrangé 1,4 milliard de dollars pour atteindre 8,7 milliards de dollars grâce à la très forte hausse du cours de l’action Adidas dont il détient environ 6 %, ainsi qu’aux dividendes distribués par l’équipementier sportif allemand et le conglomérat familial Orascom Construction Industries.
Le magnat algérien de l’industrie, Issad Rebrab, qui s’est vu interdire par un tribunal en mai dernier, d’exercer toute fonction commerciale ou de gestion au sein de son conglomérat Cevital, est celui qui a subi la plus forte baisse de fortune. Ce milliardaire, qui a purgé une peine de huit mois de prison en 2019, a vu ses avoirs nets chuter de près de la moitié, à 2,5 milliards de dollars.
La répartition des 20 personnes ultra-fortunées figurant dans la liste «Africa’s Billionaires 2024» par pays montre que l’Afrique du Sud place six milliardaires dans le classement, suivie de l’Egypte (cinq) et du Nigeria (quatre). L’Algérie, la Tanzanie et le Zimbabwe comptent chacun un milliardaire sur la liste, tandis que le Maroc en compte deux.
Ce classement ne prend en compte que les milliardaires africains vivant sur le continent
Pour élaborer son classement, Forbes ne recense que les milliardaires africains qui résident en Afrique ou qui y exercent leur activité principale ; ce qui exclut par exemple, le milliardaire d’origine soudanaise Mo Ibrahim, qui est un citoyen britannique, et le Sud-Africain Nathan Kirsh, dont les activités sont concentrées à Londres. Le Zimbabwéen Strive Masiyiwa, qui réside à Londres, figure sur la liste en raison de ses avoirs dans le secteur des télécommunications en Afrique.
Les 20 milliardaires africains en dollars selon Forbes sont :
Aliko Dangote : 13,9 milliards (Nigeria)
Johann Rupert : 10,1 milliards (Afrique du Sud)
Nicky Oppenheimer : 9,4 milliards (Afrique du Sud)
Nassef Sawiris : 8,7 milliards (Egypte)
Mike Adenuga : 6,9 milliards (Nigeria)
Abdulsamad Rabiu : 5,9 milliards (Nigeria)
Naguib Sawiris : 3,8 milliards (Egypte)
Mohamed Mansour : 3,2 milliards (Egypte)
Koos Bekker : 2,7 milliards (Afrique du Sud)
Patrice Motsepe : 2,7 milliards (Afrique du Sud)
Issad Rebrab : 2,5 milliards (Algérie)
Mohammed Dewji : 1,8 milliards (Tanzanie)
Strive Masiyiwa : 1,8 milliards (Zimbabwe)
Aziz Akhannouch : 1,7 milliards (Maroc)
Othman Benjelloun : 1,4 milliards (Maroc)
Youssef Mansour : 1,3 milliards (Egypte)
Yasseen Mansour : 1,2 milliards (Egypte)
Christoffel Wiese : 1,2 (Afrique du Sud)
Michiel Le Roux : 1,1 milliards (Afrique du Sud)
Femi Otedola : 1,1 milliards (Nigeria)





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