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Hydrocarbure : Le Gabon veut mettre fin au gaspillage du gaz de torchère

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Après plusieurs décennies de gaspillage du gaz issu des puits de pétrole, le Gabon décide enfin de recueillir et d’utiliser cette ressource qui était purement et simplement brûlée à perte par les compagnies qui exploitent les hydrocarbures dans ce pays d’Afrique centrale, riche en matière première.

Fini le gaspillage du gaz ! l’Etat gabonais a décidé d’inciter les compagnies pétrolières, qui pour des raisons évidentes de sécurité des installations, ne voulaient pas investir dans un dispositif de récupération du gaz. Désormais, le gouvernement gabonais s’engage à racheter le gaz recueilli à travers les puits. Il s’agit de valoriser cette ressource qui est aujourd’hui brûlée à travers le torchage.
Hier, à Libreville, les compagnies pétrolières présentes dans le pays étaient autour d’une table avec l’Agence nationale de promotion des investissements autour de cette question. L’objectif est de faire en sorte que le Gabon qui importe 80% du butane consommé localement mette fin à cette aberration qui consiste à torcher le gaz pour ensuite dépenser des millions de dollars afin de s’en procurer.

« Aujourd’hui quand les opérateurs qui explorent le Gabon trouvent de l’huile (du pétrole NDLR), ils sont contents, mais quand ils trouvent du gaz, ils prennent cela comme un risque. Aujourd’hui, le gaz torché est brûlé. L’idée est donc de dire à l’opérateur au lieu de brûler ton gaz, nous te proposons de venir avec un projet qui te permet d’utiliser ce gaz et de te faire payer pour ce gaz », a dit Yann Yangari, l’expert gabonais qui mène la rencontre avec les pétroliers.
Si tout se passe comme prévu, le Gabon pourra ainsi exploiter les 100 milliards de m3 de gaz naturel dont il dispose pour développer des projets structurants pour son économie. Actuellement, il y a déjà une expérience réussie avec la société française Perenco qui exploite le gaz depuis 2005.


« Nous opérons aujourd’hui un réseau de plus de 500 kilomètres de conduites de transport de gaz à haute pression, sur le territoire gabonais. Ce gaz est destiné principalement à l’alimentation de centrales électriques, en se substituant à l’utilisation de Diesel souvent importé et beaucoup plus polluant en termes d’émissions », déclare Baptiste Breton, Directeur général de Perenco.

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