Le géant bancaire kényan Equity BCDC Group a annoncé avoir lancé la procédure de licenciement de plus de 1.200 employés à la suite d’une vaste enquête interne révélant une fraude de plus de 15,4 millions de dollars US
Dans une déclaration, James Mwangi, PDG du groupe, a affirmé que «cette mesure s’inscrivait dans une nouvelle politique de tolérance zéro face à la corruption et aux pratiques illicites au sein de la banque.»
L’enquête a révélé des complicités entre des employés et les réseaux de fraudeurs, certains fonds ayant été transférés vers des comptes offshore, notamment aux Emirats arabes unis.
«Je protégerai les clients et la banque. Je serai impitoyable,» a prévenu le président du groupe bancaire kényan.
Le nettoyage a commencé discrètement le 20 mai dernier avec 200 licenciements avant d’atteindre la vitesse de croisière. Equity Group, qui emploie plus de 14.000 personnes à travers sept pays africains, prévoit d’étendre l’enquête à l’ensemble de ses marchés, notamment en RDC, au Rwanda et en Tanzanie. Ce scandale souligne les fragilités du secteur bancaire kényan, confronté à une recrudescence de la fraude à l’ère de la digitalisation. En s’attaquant publiquement à la corruption interne, Equity espère restaurer la confiance du public et des régulateurs dans sa gouvernance. Pour l’instant, ses résultats ne semblent guère avoir été affectés par cette fraude.





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