La dette publique du Kenya s’élevait à 60% du PIB en 2022. L’objectif du gouvernement est de ramener cette proportion à 55% de la richesse nationale. Et pour commencer, le chef de l’Etat a déclaré la guerre aux arriérés des administrations envers les opérateurs privés. Beaucoup de dirigeants des PME en Afrique rêveraient d’avoir un William Ruto chez eux.
Le Président de la République kényane, William Ruto, a approuvé lundi 06 mars, un budget supplémentaire de 200,7 milliards de shillings, soit environ 1,5 milliard de dollars de crédits additionnels. Selon le communiqué de la Présidence, cette mesure vise à garantir la fourniture ininterrompue de services à la population pour l’année fiscale qui s’achève en juin. Au moins un 1/3 de ces ressources (465 millions de dollars) seront spécialement affectées à l’apurement de factures impayées des administrations aux opérateurs privés.
Le reste ira au financement de plusieurs secteurs tels que l’éducation, l’emploi et l’agriculture. «Le recrutement d’enseignants supplémentaires absorbera 6 milliards de shillings, l’alimentation scolaire sous la direction du Conseil national pour l’éducation nomade 2 milliards de shillings, l’atténuation de la sécheresse 10 milliards de shillings et la subvention des engrais 15 milliards de shillings», détaille la note diffusée par la Présidence de la République.
Cette décision du N°1 kenyan intervient une semaine après l’annonce de son intention de réduire le plafond de la dette publique à 55% du produit intérieur brut (PIB) afin d’assurer la soutenabilité de la dette.


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