La technique d’allègement de la dette, dont ont déjà bénéficié la Bolivie, les Seychelles, Belize et l’Equateur, consiste à échanger une partie de la dette extérieure d’un pays contre des investissements locaux dans des programmes de protection de l’environnement. Selon l’agence Reuters, la Banque africaine de développement (BAD) va tester la technique sur quelques opérations.
La Banque africaine de développement (BAD) négocie l’octroi d’une première garantie à un échange dette-nature, rapporte l’agence Bloomberg citant une dirigeante du groupe. «Nous envisageons une transaction, et discutons encore des paramètres», a déclaré Hassatou Diop N’Sele, vice-présidente en charge des Finances de la BAD, sans dévoiler le nom du pays éligible à cette technique d’allégement de la dette.
L’échange dette-nature est l’une des techniques de restructuration de la dette des pays en développement aux côtés de l’allongement des délais de paiement, de la diminution des taux d’intérêt, de l’octroi de nouveaux crédits à des taux bas et de l’annulation de créances.
Cette technique dont la paternité revient à Thomas Lovejoy, un biologiste «conservationniste» américain, consiste à échanger une partie de la dette contre des investissements locaux dans des mesures de protection de l’environnement. Les échanges dette-nature remplacent ainsi des obligations ou des prêts coûteux par un financement moins onéreux, généralement avec l’aide d’une garantie de crédit d’une banque multilatérale de développement.
Sur le continent, plusieurs pays seraient intéressés par ce montage. Le Gabon devrait obtenir prochainement une réduction de sa dette extérieure d’environ 500 millions de dollars, en s’engageant en contrepartie à protéger un milieu marin abritant de nombreuses espèces marines menacées, avec l’appui de l’organisation à but non lucratif The Nature Conservancy. L’opération sera arrangée par Bank of America. La Gambie, le Swaziland et le Kenya ont également exprimé leur intérêt pour des opérations similaires.
«La BAD est désormais disposée à offrir des garanties. L’objectif final sera d’aider la transaction à atteindre l’extension de la maturité souhaitée et à réduire le service global de la dette», a ajouté la vice-présidente de la BAD chargée des Finances.









![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la convertibilité à terme – Partie III [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Dans cette troisième partie, nous présentons les modalités pratiques de transfert des produits de cession ou de liquidation des investissements étrangers au Maroc dont le financement en devise n'a pu être justifié conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Nous rappelons que la garantie de transfert est légalement et automatiquement acquise aux investissements étrangers dont le financement : • est effectué réellement en devise et dont le justificatif est présenté à la banque lors de la réalisation du transfert (revenus ou produits de cession de l'investissement) ; • est effectué en dirhams convertibles (à l'origine) ou d'après le mécanisme de la convertibilité à terme.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Or-450x253.jpg)

