La nouvelle loi immigration, qui doit être présentée début 2023, prévoit la régularisation de sans-papiers pour leur permettre de travailler dans «les métiers en tension», a annoncé mercredi 02 décembre le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, au cours d’un point presse depuis le Palais Bourbon.
Plaidant pour «une immigration par le travail», le locataire de Beauvau souhaite ainsi lutter «contre le travail au noir» et soulager les filières comme «l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment et les travaux publics» qui font face à des difficultés pour recruter.
«Ce que nous souhaitons c’est arrêter totalement le marché du travail au noir avec des sanctions fortes (…), et faire des régularisations au compte-goutte» a-t-il plaidé. Néanmoins, ce projet de loi se veut «le texte le plus ferme sur l’immigration présenté par un gouvernement» et contient de nombreuses dispositions offensives contre l’immigration.
«Je ne fais pas le lien entre immigration et délinquance mais une partie des étrangers dans les grandes métropoles commettent l’essentiel des actes de délinquance», a déclaré le ministre qui veut « demander aux agents des préfectures de bien exécuter les OQTF (obligations de quitter le territoire français).
Il explique, par ailleurs, vouloir être «gentil avec les gentils» qui «veulent travailler en France, respecter les règles, parler la langue, et être amoureux du drapeau», mais «être méchant avec les méchants» dont il considère qu’ils ne «doivent pas rester sur le territoire national».
Plusieurs mesures vont à ce propos venir durcir les conditions de vie des immigrés sans-papiers comme par exemple le fait qu’ils n’aient plus accès à des logements sociaux.










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