Prétoria devrait accéder d’ici deux ans au statut de membre permanent du Club de Paris, un groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés, a rapporté l’agence Bloomberg citée par nos confrères d’Ecofin.
«Dans un ou deux ans, l’Afrique du Sud peut devenir un membre permanent, il s’agit donc d’une période d’acclimatation», a déclaré un responsable du Club de Paris qui a préféré garder l’anonymat conformément à la politique du groupe.
Le Club de Paris compte 22 membres permanents parmi les Etats les plus riches de la planète, dont les États-Unis, la Russie, l’Allemagne, le Japon et la France. D’autres pays dits «candidats potentiels» participent à toutes les discussions en tour d’horizon pour une période délimitée, à l’issue de laquelle ils devraient faire acte officiel de candidature au statut de membre permanent.
De «participant ad hoc» à celui de membre prospectif
Une troisième catégorie de créanciers publics appelés «participants ad hoc» peuvent également participer aux sessions de négociation ou aux séances mensuelles des tours d’horizon, sous réserve de l’accord des membres permanents et du pays débiteur.
L’Afrique du Sud vient de passer du statut de «participant ad hoc» qu’elle occupait depuis 2015, à celui de membre prospectif. Son acceptation en tant que membre permanent se fera sur la base d’un engagement démontré au respect des principes du Club de Paris, dont la solidarité, le consensus, le partage d’informations et la comparabilité de traitement.
Le Club de Paris ?
Créé en 1956, le Club de Paris coordonne les efforts internationaux visant à éviter les défauts sur le paiement de la dette des pays pauvres. Les créanciers membres du Club accordent à ces pays un allègement de dette soit sous forme de rééchelonnement, ou en cas de traitements concessionnels, soit une réduction des obligations du service de dettes pendant une période définie.
Depuis qu’il a perdu sa position de principal créancier public mondial au profit de la Chine au cours de la dernière décennie, le Club de Paris s’est élargi pour inclure des économies émergentes telles que le Brésil et la Corée du Sud.


![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)


Afrique du Sud





