Des délégations de plus de 30 pays africains, sont en conclave dans la ville sud-africaine du Cap (1470 km de Pretoria), du 22 au 24 février courant, pour examiner les moyens devant permettre de développer l’économie verte dans le continent.
Initié sous le thème «Piloter la stratégie d’investissement dans l’économie verte», le Sommet rassemble la communauté mondiale des investisseurs, des développeurs de projets et des dirigeants d’entreprise opérant dans les transports verts, les énergies renouvelables et les technologies propres.
L’évènement auquel prennent part également 300 délégués et des représentants de gouvernements, des villes et des décideurs africains, ambitionne d’ouvrir la voie à une économie verte inclusive et à un avenir durable en Afrique. Il s’agit aussi de créer une voie pour accroître les flux de capitaux d’investissement verts vers le continent et de renforcer les partenariats stratégiques pour mobiliser de nouvelles ressources financières.
Trouver des solutions à la pauvreté énergétique de l’Afrique
D’emblée, les intervenants ont souligné que le secteur des énergies renouvelables offre une énorme opportunité de développement à travers le continent africain, offrant des opportunités uniques de développement d’infrastructures et permettant des investissements pour résoudre la pauvreté énergétique du continent.
Ils soutiennent que les plus grandes opportunités se concentrent sur le solaire photovoltaïque, l’hydroélectricité et l’éolien, ainsi que sur le potentiel énorme de l’Afrique pour produire de l’hydrogène vert.
Pour respecter leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN), les pays africains doivent accélérer le rythme des investissements dans les infrastructures, insistent-ils.
Les bailleurs de fonds à la recherche des projets d’infrastructures en Afrique
Les conférenciers ont de même souligné les engagements stratégiques aux niveaux municipal, provincial, national et continental pour développer l’économie verte, réduisant ainsi les risques des investissements afin que les prêteurs et les investisseurs puissent soutenir la neutralité carbone de l’Afrique.
Ils ont mis en exergue l’importance pour le Sommet de conduire la stratégie d’investissement dans l’économie verte pour combler le déficit de financement annuel de 277 milliards de dollars nécessaires pour permettre aux pays africains de mettre en œuvre leurs CDN.
Les bailleurs de fonds des projets d’investissement se plaignent depuis longtemps du manque de projets d’infrastructure en Afrique dans lesquels investir, notent-ils, relevant que le sommet planchera sur les projets existants et prévus pour la région et focalisera l’attention sur les opportunités d’investissement durables et vertes.
Au programme du Sommet sur l’économie verte en Afrique figurent, en plus d’une session plénière, des présentations de projets verts, des tables rondes axées sur les solutions, des conversations à huis clos et des jumelages.
L’évènement a également programmé plusieurs panels portant, entre autres, sur «Le déploiement de financements verts à travers le continent», «L’attrait des investissements durables pour combler le déficit de financement pour une transition verte et juste», «Comment réduire les risques des investissements dans l’économie verte?», «Rapport sur les opportunités d’infrastructure en Afrique», «Accélérer les investissements verts en Afrique» et «Les meilleures pratiques en matière de planification des politiques stratégiques sur le continent».





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