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L’Afrique toujours maudite de ses matières premières

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C’est la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) qui le rapporte dans un rapport publié en milieu le 14 juillet dernier : l’Afrique est toujours engluée dans la malédiction des matières premières plus de soixante ans après les indépendances.

Sur les 54 pays du continent, 45 restent très dépendants des exportations des matières premières dans les secteurs agricole et extractif.

Au regard de critères retenus par la Cnuced, un pays est dépendant des matières premières lorsque celles-ci représentent plus de 60% du total de ses exportations de marchandises.

9 pays sur 54 échappent à cette dépendance

Seuls neuf pays échappent à cette forte dépendance des matières premières qui expose la plupart des économies africaines à la volatilité des cours sur les marchés internationaux : les Comores, Djibouti, l’Egypte, Eswatini, le Lesotho, l’île Maurice, le Maroc, l’Afrique du Sud et la Tunisie. Excepté l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte qui disposent d’un secteur industriel et Maurice qui a construit un hub financier et développé une industrie touristique, les autres pays se retrouvent dans ce groupe non pas parce qu’ils ont diversifié leurs économies mais parce qu’ils ne disposent pas de ressources dans leur sous-sol.

Le continent africain concentre ainsi 45% des pays dépendants des matières premières à l’échelle mondiale. Cette dépendance est extrêmement forte dans des pays comme la Guinée-Bissau (99,8%), le Soudan du Sud (99%), la Libye (98,7%), le Tchad (98,4%), la Mauritanie (97,3%), le Soudan (97%), l’Angola (96,4%) et le Nigeria (95,7%).

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