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Le FMI presse Dakar à en finir avec les subventions de carburants  

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Une mission du FMI vient d’achever la sixième et dernière examen de l’instrument de coordination des politiques (ICP) et de la facilité de crédit de confirmation. 

Les échanges ont porté sur les politiques et la mise en œuvre des réformes qui pourraient ouvrir la voie à un accord mi-décembre sur une nouvelle de ligne de financement du FMI dont les détails restent à affiner.

Dans leurs conclusions, les experts du FMI se disent « préoccupés » par l’impact négatif de la flambée des prix alimentaires, de l’énergie et du dollar sur l’économie sénégalaise. La croissance de cette année a ainsi été révisée à la baisse à 4,7% et l’inflation revue également à 8,5%, « le plus haut niveau depuis des décennies », souligne le communiqué publié par le FMI.

La bonne nouvelle sous réserve

Les pressions de l’inflation importée s’avèrent plus importantes et plus persistantes que prévu, causant de graves difficultés aux ménages, en particulier les plus vulnérables. La bonne nouvelle est que l’économie devrait rebondir en 2023 avec une croissance à 8,3% grâce à un coup de pouce temporaire de la production de pétrole et de gaz « sous réserve de l’absence d’une nouvelle escalade de la guerre en Ukraine ». Ce qui n’est pas acquis au regard des dernières évolutions de ce conflit.

Sur le plan de la politique économique, le FMI relève d’importants retards dans l’exécution du programme d’aides directes aux ménages les plus pauvres. Ses experts conseillent au gouvernement sénégalais de régler ce problème d’urgence étant donné son importance dans la lutte contre la pauvreté et le maintien de la stabilité sociale.

Dakar est gentiment pressé par le Fonds de poursuivre les efforts d’assainissement budgétaire afin de préserver la viabilité de la dette souveraine. Ce processus doit commencer dès 2023 pour l’augmentation des recettes en s’appuyant sur la dynamique de cette année, seule option qui permettrait de contenir le déficit budgétaire à environ 5 % du PIB. Dans la ligne de mire les coûteuses subventions non ciblées des carburants et du gaz domestique qui devraient s’élever à 750 milliards de francs CFA en 2022, soit 4,4 % du PIB ! « Il est donc important que les autorités s’engagent de manière convaincante à commencer à les éliminer progressivement en 2023 et à accélérer les efforts pour finaliser un une feuille de route crédible pour les dénouer progressivement d’ici 2025 », recommandent les experts du FMI.

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