Accra a donné son feu vert ce jeudi 13 avril pour l’utilisation d’un nouveau vaccin contre le paludisme développé par l’université d’Oxford, devenant ainsi le premier pays à approuver ce vaccin qualifié de «révolutionnaire» par les scientifiques qui l’ont développé.
Le vaccin R21/Matrix-M, développé par des scientifiques de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni et fabriqué par le Serum Institute of India, a été approuvé pour être administré aux enfants de 5 à 36 mois, la tranche d’âge la plus exposée au risque de décès dû aux complications du paludisme. «On espère que cette première étape cruciale permettra au vaccin d’aider les enfants ghanéens et africains à lutter efficacement contre le paludisme», indique un communiqué de l’Université d’Oxford.
Le vaccin R21/Matrix-M d’Oxford s’est avéré efficace à 77 % pour prévenir le paludisme, un taux d’efficacité au-dessus de l’objectif de 75% fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le paludisme est une maladie tropicale causée par des parasites que transmettent les piqûres de moustiques anophèles femelles infectées. Cette pathologie figure parmi les premières causes de la mortalité infantile en Afrique.
En 2021 (dernières données connues), l’OMS estimait à 247 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde. Cette maladie parasitaire a causé la mort de 627 000 personnes principalement des enfants sur le continent africain. Alors qu’’il a été éradiqué dans la plupart des pays en Amérique latine et dans les Antilles, le paludisme continue de faire des ravages en Afrique. Plus de 9 cas sur 10 de paludisme et 96 % des décès sont recensés sur le continent. Les enfants de moins de 5 ans représentent 80 % des décès dus au paludisme en Afrique.





Ghana

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