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Le Nigeria s’installe dans une inflation galopante

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L’indice des prix à la consommation atteint à fin août (dernier chiffre publié) le niveau historique de 20,77%, le taux d’inflation le plus haut relevé depuis dix-sept ans.

Malgré l’offensive de la banque centrale (ndlr : deux hausses du taux directeur), à Lagos, les économistes estiment que cette surchauffe des prix n’est pas prête de s’estomper à court et moyen terme.

La frénésie de la consommation qui précède les fêtes de fin d’année devrait entretenir la pression de la demande des ménages, encore plus sur les produits alimentaires. De même, la hausse attendue des dépenses publiques et privées durant la campagne présidentielle va également stimuler la demande. Dans les deux cas, relèvent les économistes, on peut s’attendre à une augmentation de la demande plus rapide que l’offre, et donc une pression sur les importations libellées massivement en dollar dont le cours titille les sommets sur le marché de change.

L’autre lubrifiant de cette inflation galopante viendra de l’afflux massif de l’argent thésaurisé par les ménages chez eux après la récente démonétisation de coupures actuelles du naira. La banque centrale du Nigeria estime que 80% des 3.200 milliards de nairas (7 milliards de dollars) en circulation se trouvent en dehors de circuits bancaires. Les ménages ayant planqué leur argent dans leurs coffres privés voudront le sécuriser rapidement avant qu’il ne se déprécie. L’injection massive de ce cash dans l’économie va à court terme, augmenter la masse monétaire en circulation créant un déséquilibre par rapport à l’offre des biens et services. On retrouve là l’explication de l’inflation par la théorie quantitative de la monnaie développée par Irving Fisher.

Le maintien à un niveau élevé de l’inflation pèse sur les performances économiques du pays. Pour les investisseurs, il affecte négativement les rendements des placements financiers.

 

 

 

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