En lieu et place d’une privatisation, le gouvernement nigérian a choisi la mise en concession des principales infrastructures de transport pour accélérer leur développement. D’où sa décision d’accélérer la mise en concession des aéroports d’Abuja et Kano.
A la sortie d’un Conseil des ministres, le gouvernement fédéral nigérian vient d’indiquer que la concession des aéroports internationaux Nnamdi Azikiwe d’Abuja et Mallam Aminu de Kano rapporterait près de 800 millions de dollars à l’Etat. Pilote de ce projet, le ministre de l’Aviation Hadi Sirika, sort sa calculatrice : les revenus dégagés de concessions de ces plateformes portuaires proviennent entre autres d’une partie fixe, des redevances versées par les sociétés d’exploitation et des honoraires de supervision de la Commission de réglementation des concessions d’infrastructures. Au total, l’Etat devrait encaisser environ 700 millions de dollars pour la plateforme d’Abuja et 97,4 millions pour celle de Kano.

Le processus de mise en concession lancé depuis près de 3 ans, a en effet été finalisé en Conseil des ministres, avec l’approbation des contrats du consortium Corporación América Airports sélectionné comme soumissionnaire privilégié pour l’exploitation pendant 20 et 30 ans respectivement des deux aéroports.
Le gouvernement a opté pour l’extension du programme de mise en concession des infrastructures nationales aux aéroports principaux du pays, afin d’attirer des investissements privés pour développer leurs installations tout en en conservant le droit de propriété exclusif.
Cette politique tient du plan de diversification de l’économie, a été initiée depuis 2005 et s’applique déjà pour certains terminaux portuaires et autoroutes. Elle devrait être étendue aux chemins de fer.





Nigeria
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