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Le patron de la CIA sonde les protagonistes libyens

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Le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), William Burns, a rencontré jeudi 12 janvier, le Chef du gouvernement d’unité nationale libyen, Abdulhamid Dbeibeh, gouvernement reconnu par la communauté internationale installé à Tripoli, ainsi que le Chef des forces armées dans l’Est de la Libye, le général Khalifa Haftar, à Benghazi.

Par voie de communiqué, le gouvernement d’unité nationale a déclaré que « le Premier ministre Abdulhamid Dbeibeh a reçu William Burns et la délégation qui l’accompagnait, au siège du Conseil des ministres à Tripoli, en présence du chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis en Libye ».

Selon la même source, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Najla al-Mangoush, le chef des services de renseignement, Hussein al-Ayeb et le ministre d’Etat aux Affaires du Cabinet du Premier ministre libyen, Adel Jumaa, ont également pris part à cette rencontre.

Le chef de la CIA a indiqué à ses interlocuteurs «la nécessité de développer la coopération économique et sécuritaire entre les deux pays », saluant « la phase de stabilité et de progrès que la Libye a connue récemment ». Le Premier ministre du gouvernement d’union nationale a déclaré, pour sa part, que « le but est de parvenir à stabiliser notre pays et d’avoir le soutien de la communauté internationale pour atteindre les élections ».

Plus à l’est, à Benghazi, fief du « gouvernement bis », le directeur de la CIA s’est entretenu avec le général Khalifa Haftar, chef des « Forces armées libyennes ». Aucun détail sur la rencontre entre Burns et Haftar n’a été divulgué par les deux parties.

La Libye est en proie à des troubles permanents depuis que Mouammar Kadhafi a été chassé du pouvoir en 2011, après quarante ans de règne. La situation s’est aggravée en mars 2022, lorsque le parlement libyen a nommé un nouveau gouvernement dirigé par l’ancien ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, mais Dbeibeh assure qu’il ne cédera le pouvoir qu’à un gouvernement issu d’un « parlement élu », faisant craindre que la Libye ne replonge dans la guerre des milices.

La date de la tenue d’élections parlementaires et présidentielle n’a pas encore été arrêtée et les Libyens aspirent à ce que ce scrutin puisse mettre fin à un conflit armé fratricide qui déchire ce pays pétrolier depuis une dizaine d’années.

 

 

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