Après une année d’intenses tractations, les partenaires au développement du Fonds africain de développement (FAD) sont convenus d’engager 8,9 milliards de dollars pour son cycle de financement de 2023 à 2025. Il s’agit de la plus importante reconstitution des ressources de l’histoire du Fonds. Le FAD est le guichet concessionnel du groupe de la Banque africaine de développement, qui accorde des dons et des prêts à taux préférentiels aux pays à faible revenu en Afrique.
Cette reconstitution des ressources, à hauteur de 8,9 milliards de dollars, comprend 8,5 milliards de dollars de financement de base du FAD et 429 millions de dollars pour son tout nouveau « Guichet d’action climatique ».
Le financement de base du FAD-16 enregistre une augmentation de 14,24 % par rapport aux 7,4 milliards de dollars du précédent. Il s’agit d’une franche reconnaissance du Fonds africain de développement et de son impact sur les pays les plus pauvres du continent, relève un communiqué publié ce mercredi 07 décembre par la BAD.
Pour la première fois, l’Algérie et le Maroc ont apporté leur contribution au fonds. Ils rejoignent ainsi l’Angola, l’Egypte et l’Afrique du Sud sur la liste des pays africains contributeurs. Rabat a accueilli la quatrième et dernière série de réunions pour la nouvelle reconstitution des ressources (FAD-16).
50 ans après sa création, l’action du Fonds enfin reconnue
Le président du groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, s’est réjoui de cet effort exceptionnel : «Je suis impressionné par l’engagement et les efforts considérables des pays contributeurs du FAD, qui ont intensifié leur soutien aux pays africains à faible revenu, en particulier en cette période de grands défis économiques, climatiques et budgétaires. C’est là tout le pouvoir des partenariats mondiaux et du multilatéralisme lorsqu’ils sont mis efficacement au service de l’Afrique. »
Cette reconstitution intervient alors que le Fonds africain de développement célèbre le 50e anniversaire de sa création en 1972. Le Fonds a un impact significatif et, rien qu’au cours des cinq dernières années, il a contribué à raccorder 15,5 millions de personnes à l’électricité, permis à 74 millions de personnes d’avoir accès à une agriculture améliorée, à 42 millions de personnes d’accéder à l’eau potable et aux services d’assainissement. Sur la même période, le FAD a fait profiter 50 millions de personnes de services de transports améliorés, notamment grâce à la construction et la réhabilitation de 8.700 kilomètres de routes.
Selon les projections de la BAD, ce nouvel apport d’argent frais au Fonds africain de développement permettra de connecter 20 millions de personnes à l’électricité tandis que 24 millions de personnes bénéficieront d’améliorations dans le domaine de l’agriculture, 32 millions auront accès à l’eau et à l’assainissement, et 15 millions autres personnes auront un meilleur accès aux transports. Le tout en trois ans !
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)










