La valeur de l’euro, la devise commune à 19 pays européens à laquelle est rattachée le franc CFA, a baissé de 14,2% au cours des derniers mois face au dollar entraînant dans son sillage la baisse du franc CFA, relève un tableau de bord de la BCEAO sur les indicateurs du marché de change.
Lié à l’euro par une parité fixe, le franc CFA est immédiatement impacté par les fluctuations à la baisse ou à la hausse de la devise européenne.
Selon des analystes, le décrochage de l’euro face au billet vert devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, la Banque centrale européenne (BCE) ayant décidé de maintenir sa politique de rachat massif des actifs sur le marché (le quantitative easing). Cela entraîne une baisse des taux sur les emprunts, et désintéresse les investisseurs, dont les pertes sont renforcées par l’explosion de l’inflation. Or, dans le même temps aux Etats-Unis, les autorités monétaires ont commencé à lever des taux rendant le dollar plus attractif, malgré une inflation record.
Les pays africains ayant en commun le franc CFA assistent en spectateurs de décisions de la BCE dont ils sont pourtant contraints de gérer les implications et le service après-vente sur leurs économies. C’est un des arguments mis en avant de ceux qui soutiennent (sans arrière-pensée) l’abandon du franc CFA. Sur le papier, la dépréciation du CFA face au dollar peut être un incitant pour les exportations des matières premières des pays membres de l’UMOA et de la CEMAC. En monnaie locale, le chiffre d’affaires des exportateurs augmente mécaniquement sous réserve d’une parfaite élasticité de la demande par rapport au prix, ce qui n’est pas toujours vrai. Mais le revers de la médaille pour les pays membres de la zone CFA, le renchérissement de la facture des importations et de la dette extérieure libellée en dollar.
L’évolution du FCFA a aussi un impact sur les échanges entre les pays qui l’utilisent et leurs voisins anglophones comme le Ghana et le Nigeria, dont les monnaies ont été volatiles, au cours de ces cinq dernières années. Mais au cours des douze derniers mois, les trajectoires de leurs monnaies ont été différentes face au dollar. Le naira (Nigeria) a légèrement progressé, alors que le cedi (Ghana) est en recul de 17,7%.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)










