Dernières nouvelles
Accueil » A la une » L’Exemple Elumelu ou l’opinion du bon sens

L’Exemple Elumelu ou l’opinion du bon sens

Tony O. Elumelu, fondateur de la Fondation Tony Elumelu.

Tony O. Elumelu, fondateur de la Fondation Tony Elumelu.

Notre opinion sur le développement économique et social du continent africain est tranchée. La croissance, la réduction du chômage, le partage des revenus passeront nécessairement par la prospérité des entreprises locales. Tony Elumelu, le patron de Heirs Holdings, le disait dans l’interview qu’il nous avait accordée au moment du lancement de son programme de soutien aux jeunes entrepreneurs. «Un nombre insoupçonné de personnes peuvent joindre leurs mains aux nôtres pour résoudre les problèmes et aider à construire l’Afrique dont on rêve tous».

Et comme Elumelu, il faut attendre des chefs d’entreprise, notamment les fortunes qui sont à la tête des grands groupes, qu’ils tirent les petits entrepreneurs vers le haut. La Fondation qui porte le nom du milliardaire est un exemple, bien que n’étant pas unique, mérite une mention particulière. Le patron de BMCE Bank, Othman Benjelloun, lui, préfère miser dans la formation des futures générations en ouvrant des écoles au Maroc, au Sénégal ou encore au Congo. Un autre, Mo Ibrahim, parie sur la bonne gouvernance avec l’espoir de récompenser les chefs d’Etat qui ont décidé de quitter le pouvoir de leur propre chef après avoir mené leur pays dans la bonne direction. Les anciens chefs d’Etat du Botswana, du Mozambique, de la Tanzanie, du Cap Vert et tout récemment de la Namibie ont été ainsi honorés par la fondation du milliardaire anglo-soudanais. La liste est longue des Africains qui se soucient du continent et qui agissent en conséquence.

Le choix d’accompagner l’entreprise, créatrice et distributrice de richesse par excellence, est un gage de réduction de la pauvreté, d’amélioration des conditions de vie des populations.

Notre opinion c’est que les chefs d’Etat doivent suffisamment avoir parmi leurs priorités la mise en place d’un tissu productif fort. En d’autres termes, les gouvernements doivent consacrer plus de ressources au développement de l’entreprise. A l’échelle des Etats, il ne s’agit pas seulement de former un millier de jeunes entrepreneurs par an et de leur consacrer une aide de 10.000 dollars. Leur rôle est bien ailleurs. Il s’agira d’abord de mettre en place des programmes de formation adéquate et conforme aux besoins des entreprises locales. Il faut aussi faciliter l’accès au financement, notamment en mettant en place des lignes de crédit ciblées et des fonds de garantie dédiés à l’entrepreneuriat. L’accompagnement passera également par la mise en place de plateformes industrielles ou de services dédiés à l’exportation ou à l’offshoring. Enfin, les Etats ont l’obligation d’être des facilitateurs en matière fiscale et judiciaire tout en luttant efficacement contre la corruption. Notre opinion est tranchée, mais elle est nourrie par l’espoir d’être celle du bon sens.

Croissance Développement durable Tony Elumelu

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*