Les compagnies aériennes étrangères éprouvent toujours des difficultés à transférer leurs revenus issus de leur activité au Nigeria. Les recettes en souffrance des compagnies s’élèvent à 743,7 millions de dollars. Selon l’IATA, le Nigéria est le pays ayant accumulé le plus d’arriérés des transporteurs aériens internationaux. L’hypothèse d’un boycott du ciel nigérian est toujours sur la table.
Les fonds des compagnies aériennes étrangères bloqués au Nigeria s’élèvent à 743,7 millions de dollars, selon le directeur régional de l’Association du transport aérien international (IATA) pour l’Afrique occidentale et centrale, Samson Fatokun. C’est 194 millions de dollars de plus par rapport au décompte de fin 2022.
Par une correspondance adressée au ministre nigérian de l’Aviation, Hadi Sirika, dans laquelle il l’invitait à faire les diligences nécessaires pour résoudre ce problème, il a mentionné que ce niveau d’accumulation de dette continue de placer le Nigeria au premier rang des pays les plus endettés au monde envers les compagnies aériennes. «Ces recettes en souffrance se chiffraient à 743,72 millions de dollars début mars, contre 549 millions à fin 2022. Depuis plus d’un an, le Nigeria est le pays où le montant des fonds bloqués est le plus élevé au monde», fait remarquer l’IATA.
En réaction, le ministre de l’Aviation civile a promis «un règlement dès que possible sans toutefois donner plus de précisions». Ce n’est pas la première fois qu’Abuja s’engage à débloquer les revenus en souffrance de compagnies aériennes étrangères. La Banque centrale avait débloqué 265 millions de dollars en août 2022 et 120 millions trois mois plus tard, sans toutefois endiguer l’accumulation des arriérés. A l’époque, Emirates avait suspendu ses dessertes nigérianes pendant quelques semaines pour faire pression sur les autorités.





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