Le gouvernement gabonais annonce vouloir relancer l’emblématique et très populaire station de radio africaine des années 80, qui avait une audience exceptionnelle en Afrique francophone et au sein de la diaspora africaine. Mais faute de financement et face à des bouleversements politiques qu’elle n’avait pas su anticiper, la chaîne n’avait pas survécu à la disparition de son bailleur des fonds, le Président Hadj Omar Bongo
L’annonce a été officiellement faite par la ministre de la Communication, Laurence Ndong, vendredi dernier. «Dans quelques jours, Africa n°1 retrouvera ses fréquences bien connues 94.5 et 99.5 ; Et d’ici quelques mois, sous l’impulsion du Président de la Transition, nous assisterons à l’inauguration des nouvelles installations du tam-tam de l’Afrique», a-t-elle promis. Mais si elle voit le jour, la version 2024 d’Africa doit composer avec une concurrence et un contexte, totalement différents de ce qui avait fait son succès dans les années quatre-vingt. Ni les applications radio, ni les réseaux sociaux n’existaient à l’époque.
Née d’un partenariat entre Libreville et des investisseurs privés français en 1981, Africa N°1 a été l’une des radios les plus célèbres du continent. Les analystes politiques considéraient qu’elle était un outil d’influence et de communication du régime gabonais. En proie aux difficultés financières, ses promoteurs ont été contraints de céder plus de la moitié de son capital à l’Etat libyen. En liquidation judiciaire depuis 2011, Africa N°1 a officiellement disparu lorsque les actionnaires français se sont retirés du tour de table pour créer Africa Radio en 2019.
D’après plusieurs sources gabonaises, le gouvernement de transition est prêt à relancer la station, et aurait déjà débloqué 387 millions FCFA. La somme servirait notamment à racheter les 52% de parts d’Africa N°1 détenues par la Libye et remettre en place du matériel opérationnel pour la radio.





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