Le gouvernement de Tripoli a conclu un partenariat stratégique dimanche 18 janvier à Misrata, située à 200 km de Tripoli, pour l’investissement de 3 milliards de dollars par un fonds d’infrastructures du Qatar et l’armateur italo-suisse MSC, dans la modernisation et le développement du grand port de l’ouest libyen, selon le communiqué publié par les trois partenaires.
L’accord a été signé en présence du Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah, de son homologue qatari Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani et du vice-Premier ministre italien Antonio Tajani.
Le projet prévoit un investissement de 2,7 milliards de dollars dans l’extension du terminal portuaire de Misrata, pour porter sa capacité à 4 millions de conteneurs EVP par an. Cette plateforme portuaire est stratégique pour le pays car c’est le principal terminal non pétrolier de la Libye et assure 60 à 65% du trafic de conteneurs du pays.
Cet imposant projet intervient après des années d’instabilité dans un pays riche en ressources pétrolières mais en proie à de profondes divisions entre l’ouest d’un côté, et l’est contrôlé par le puissant maréchal Khalifa Haftar.
Le projet associe l’Autorité de la zone franche de Misrata (MFZ) au fonds qatari Maha Capital Partners ainsi qu’à l’opérateur portuaire Terminal Investment Limited du géant du transport maritime MSC, afin de «transformer le port de Misrata en une infrastructure moderne, performante et à forte capacité.» Maha Capital Partners apportera des capitaux à long terme et une supervision stratégique. A terme, ce projet devrait créer 8.400 emplois directs et environ 60.000 emplois indirects, et générer des recettes d’exploitation annuelles de 600 millions de dollars.
Cet accord constitue le premier projet d’infrastructure majeur en partenariat public-privé en dehors du secteur énergétique libyen.
Misrata Free Zone est la plus grande zone franche du pays, créée en 2000. Elle s’étend sur une superficie de 2.576 hectares.
Selon son président Muhsen Sigutri, «la modernisation du terminal permettra de «doter Misrata d’infrastructures compétitives à l’échelle internationale capables de faire émerger de nouvelles activités et de renforcer la position de la Libye au sein des chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales.»





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