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Lloyd's Register interviendra comme tiers de confiance chargé de certifier les infrastructures, de contrôler la conformité aux normes internationales et d'accompagner les États dans la structuration de leurs cadres réglementaires. Fondée en 1760, Llyod opère aujourd'hui dans plus de 70 pays, avec un positionnement centré sur le maritime, l'énergie et les infrastructures critiques.

Malabo a formalisé mardi 5 mai, un accord avec Lloyd's Register, le groupe britannique de certification et de conseil technique, en vue d'encadrer la remise en activité de son registre des navires et de renforcer les standards appliqués à l'ensemble de la chaîne maritime nationale. Les principaux domaines de ce partenariat comprennent le transport maritime, l'exploitation des hydrocarbures en mer, la pêche, la gestion des terminaux portuaires, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et la formation de ressources humaines spécialisées, précise le gouvernement dans un communiqué.

Selon le FMI, l’activité économique demeure résiliente avec une croissance du PIB réel supérieure à 5,5 % en 2025 et en 2026, portée par un dynamisme dans la construction, les services et l’agriculture, compensant largement un léger ralentissement du secteur extractif. Côté monétaire, le taux de change du franc congolais est resté stable depuis fin 2025, soutenu notamment par la réduction du déficit du compte courant grâce à la remontée des prix à l’exportation des minerais, même si ces gains ont été partiellement annulés par la flambée des cours du pétrole.

Dans le cadre de la consultation menée au titre du chapitre IV des statuts du Fonds monétaire international (FMI), une équipe d’experts de l’institution conduite par Calixte Ahokpossi a séjourné à Kinshasa du 23 avril au 6 mai, pour l’examen des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI. Voici le résumé des discussions avec le gouvernement congolais et du constat dressé par l’équipe du Fonds au terme de sa mission. 

Cette initiative vise surtout à clarifier la destination effective des fonds empruntés sous le régime d’Ali Bongo au moment où les soupçons de détournements et gabegie mettent à mal la crédibilité du pays auprès des créanciers et des investisseurs internationaux.

Dans l’initiative de Libreville, le parallèle avec ce qui a été fait au Sénégal est inévitable malgré la différence des périmètres. En effet, le gouvernement gabonais a annoncé la création d'une commission spéciale dédiée à l'audit intégral de la dette publique. Cet audit s'étalera sur deux à trois mois et passera au crible la totalité des engagements financiers contractés par le Trésor entre 2016 et 2023. En gros, durant le dernier « septennat » de la dynastie Bongo.

C’est le ministère de l'Eau et de l'Energie qui a levé le lièvre, à l'issue d'une rencontre tenue le 27 avril entre le ministre Gaston Eloundou Essomba et une délégation de Premier Energies Ltd, venue explorer les opportunités de financement dans le secteur énergétique. Le gouvernement concède que le secteur électrique «demeure financièrement fragile», sous-entendu, au bord de l’effondrement.

Quelques mois seulement après la reprise des parts du fonds britannique Actis dans la société Eneo, concessionnaire de la production, de la distribution de l'électricité, le gouvernement est sur le point de prendre le contrôle de la plus grande centrale thermique à gaz du pays. Il s'agit de la centrale de Kribi (216 MW), exploitée par la filiale locale de Globeleq, désormais inscrite parmi les mesures destinées à rétablir l'équilibre financier d'un secteur électrique en grande difficulté.

Dans un communiqué, le département du Trésor américain (ndlr : l’équivalent du ministère des Finances) indique que « le M23 et sa branche politico-militaire, l'Alliance du fleuve Congo (AFC), avaient attisé un conflit violent dans l'Est de la RDC, entraînant la mort de milliers de civils et une crise de déplacement massif de populations.»

Le Département d’Etat a annoncé jeudi 30 avril que Washington a décidé de sanctionner l'ex-président Joseph Kabila, «pour son soutien au mouvement de rébellion du M23 soutenu par le Rwanda, et pour avoir alimenté l'instabilité politique dans les provinces du Grand-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le gouvernement congolais a signé des accords miniers avec les Etats-Unis et la Chine, alors que les deux superpuissances cherchent à constituer des stocks de minéraux stratégiques pour faciliter la transition vers les énergies propres et les véhicules électriques à batterie.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.

C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.

Selon les deux parties, la transaction devrait être finalisée à l'été 2026. Le secteur du BTP est promis à un bel avenir avec l’intention des autorités d’accélérer la construction et la rénovation des infrastructures. En 2025, le secteur a été un des moteurs de la croissance avec un bond spectaculaire de 61,8 % du chiffre d’affaires au dernier trimestre.

C’est l’information qui aura marqué le début de semaine le monde économique au Gabon et qui est abondamment commentée dans les milieux d’affaires. Après soixante-seize ans de présence au Gabon, la société de BTP Colas, filiale du géant français Bouygues et qui rayonne dans plusieurs pays africains, se retire du marché gabonais. En effet, la société a cédé l'intégralité de ses actifs à la holding ACK, une firme détenue par l'homme d'affaires gabonais Alain Claude Kouakoua. Selon la rumeur qui enfle à Libreville, il se dit que Colas aurait été poussée à « faire la place à un enfant du pays » dans les chantiers de rénovation des infrastructures

Léon XIV, le premier pape américain, a également dénoncé les dirigeants qui utilisent le langage religieux pour justifier les guerres et a exhorté à un « changement de cap décisif » lors d'une réunion à Bamenda, la plus grande ville des régions anglophones du Cameroun, où un conflit latent qui dure depuis près d'une décennie a fait des milliers de morts.

Le pape Léon XIV a surpris son audience et ses interlocuteurs par son discours musclé pour la paix et contre les injustices sociales durant son voyage au Cameroun. Le chef de l’Eglise catholique a fustigé les dirigeants qui dépensent des milliards de dollars dans les guerres et a déclaré que le monde était «ravagé par une poignée de tyrans», dans une offensive quelques jours après que le président américain Donald Trump l'a attaqué sur les réseaux sociaux.