L’indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti pour le quinzième mois consécutif au mois de mars, passant à 3,2 % en glissement annuel contre 3,3% en février, indique l’institut de la Statistique. «Il s’agit du taux d’inflation le plus bas que nous ayons enregistré depuis la révision de l’IPC en 2021, cela témoigne d’une évolution constante et soutenue vers la stabilité,» a déclaré à la presse, le Directeur général de l’Institut de la Statistique, Alhassan Iddrisu
Les prix des produits alimentaires continuent d’être le principal moteur de la baisse de l’inflation tandis que les produits non alimentaires connaissent encore de légères augmentations. Les prix de l’essence avaient augmenté de 3,1 % entre février et mars, reflétant l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les prix mondiaux de l’énergie.
Les succès contre l’hyperinflation qui avait frappé le Ghana à la sortie de la pandémie du Covid-19 et surtout, l’assainissement budgétaire, expliquent largement l’amélioration de son risque pays. Ainsi, l’agence de notation S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a confirmé vendredi 27 mars, la notation de crédit souverain du Ghana à court et à long terme, en devises étrangères et locales, à «B-/B. » Les perspectives sont stables.
Pour l’agence de notation financière, les perspectives stables reflètent le potentiel d’une meilleure performance de la balance des paiements et d’améliorations des résultats budgétaires grâce aux réformes fiscales en cours. Les autorités ont de quoi faire face au coût du service de la dette, aux risques liés à la mise en œuvre des réformes et à la sensibilité aux termes de l’échange, tels que les cours de l’or, du cacao et du pétrole.
Le Ghana est sur le point d’achever la restructuration de sa dette publique à la suite à son défaut de paiement en décembre 2022. Accra a procédé avec succès à l’échange de sa dette publique en monnaie locale en 2023, ainsi que la restructuration de 13,1 milliards de dollars d’euro-obligations en octobre 2024.
Le gouvernement actuel, entré en fonction en décembre 2024, met en œuvre des politiques visant à prévenir les dérapages budgétaires, fréquents par le passé. Ces politiques comprennent un excédent primaire annuel obligatoire de 1,5 % du PIB, un objectif de réduction de la dette à 45 % du PIB d’ici 2034, ainsi qu’un cadre proactif pour corriger les futurs écarts budgétaires. Les recettes fiscales devraient également être soutenues par les réformes fiscales en cours et une croissance économique relativement soutenue, qui s’établirait en moyenne à 5,5 % jusqu’en 2029, selon les prévisions de Standard & Poor’s.





Ghana




![Géopolitique |Conflit au Moyen-Orient : les économies de la région MENAAP durement frappées, nécessité d’agir pour renforcer la résilience et créer des emplois [Banque mondiale] Ce conflit constitue un choc supplémentaire pour une région déjà confrontée à une faible croissance de la productivité, à un dynamisme limité du secteur privé et à des défis persistants sur le marché du travail.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Un-methanier--450x229.jpg.webp)
