Le chancelier allemand Olaf Scholz est arrivé, dimanche 29 octobre, au Nigeria, première étape de sa tournée africaine qui le conduira également au Ghana. Il a été suivi le lendemain 30 octobre par le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, qui entame lui sa tournée sur le continent par la Zambie avant de se rendre en Tanzanie.
Ces visites interviennent alors que l’Allemagne cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement d’énergie et de minerais dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. Pour son troisième voyage sur le continent en deux ans, le chancelier allemand n’a pas choisi le Nigeria et le Ghana au hasard. Ces deux pays sont des producteurs d’hydrocarbures et de certains minerais critiques nécessaires à la transition énergétique comme la bauxite, le manganèse et le nickel.
A Abuja, Olaf Scholz a d’ailleurs fait part de la volonté de Berlin d’investir dans les secteurs du gaz naturel et des minerais critiques. « Il y a une volonté d’investir, en particulier dans les minéraux essentiels. L’Allemagne envisage aussi d’accroître ses importations de gaz nigérian », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec le président nigérian Bola Tinubu qui a encouragé les entreprises allemandes à investir dans les gazoducs dans son pays.
L’Allemagne, qui a fermé ses trois dernières centrales nucléaires en avril dernier et s’est sevrée du gaz russe, dépend essentiellement des énergies fossiles pour faire fonctionner son industrie. L’approvisionnement en produits énergétiques et les investissements dans les minerais critiques devraient également être au centre des visites du président de la République allemande en Tanzanie et en Zambie.





Nigeria
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




