Quatrième plus grande mine de diamants au monde, la Catoca est détenue à 59 % par le gouvernement angolais et à 41 % par le géant russe Alrosa. Ce dernier étant sous sanctions en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement angolais a entamé des discussions afin d’obtenir un exit de son partenaire russe du tour de table de la mine. On n’est jamais trop prudent.
L’Angola a entamé depuis une quinzaine de jours des négociations avec Moscou pour obtenir un départ négocié du géant russe du diamant, Alrosa de la joint-venture Sociedade Mineira de Catoca dont il détient 41%. Pour Luanda, il s’agit de reprendre en main ce secteur stratégique, mais surtout, de le mettre à l’abri de la vague des sanctions qui frappent la Russie depuis sa guerre déclenchée contre l’Ukraine il y a bientôt deux ans (ndlr : le 22 février). Depuis le 1er janvier 2024, un embargo du G7 et de l’Union européenne sur les diamants russes est entré en vigueur, ce qui provoque la méfiance des partenaires étrangers de Catoca malgré les voies de contournement utilisées par les traders, notamment à Dubaï et Istanbul.
Selon les détails révélés par la presse angolaise, des rencontres ont eu lieu à Dubaï au cours de la première quinzaine de ce mois de janvier entre les autorités russes et angolaises. Luanda réclame un départ sans compensation financière pour Alrosa, alors que son partenaire russe estime que les investissements importants réalisés au fil des ans nécessitent le paiement de cette compensation.
Pour rappel, Catoca est la quatrième plus grande mine de diamants au monde, elle concentre environ 70 % de la production angolaise de diamants.


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)


Angola





