Une douzaine de jours après la prise de fonction du nouveau Directeur général de la société nationale d’approvisionnement en eaux et électricité (JIRAMA), l’israélien Ron Weiss, la Cour criminelle du Pôle anti-corruption a rendu son verdict sur des affaires touchant des hautes personnalités de l’entreprise
L’affaire touchant 48 personnes de la JIRAMA accusées d’abus de fonction, de détournement de deniers publics et complicité ainsi que de blanchiment de capitaux prend fin le 14 mai 2024 après deux jours de procès.
La Cour criminelle du Pôle anti-corruption d’Antananarivo rend son verdict : 10 ans de travaux forcés assortis d’une amende de 40 millions d’Ariary pour les deux anciens DG, Vonjy Andriamanga et Rivo Radanielina ainsi que l’ancienne DGA Angelsa Zasy. Les trois responsables n’ont pas été présentés devant la Cour.
L’ancienne directrice de cabinet du DG, Onja Rasamimanana, également absente, est condamnée à une peine d’emprisonnement de cinq ans. Quant aux anciens DAF et DRH, chacun a pris deux ans de prison. A noter que la plupart de ces hauts responsables de la société se trouvent hors du pays. Ces condamnations sont surtout une façon de faire passer un message : la fin de l’impunité. « à chaque coup, les mandats d’arrêt et autres mesures judiciaires comme les interdictions de sortie du territoire sont défiés par les délinquants en col blanc qui prennent allégrement la fuite à l’étranger », regrette amèrement, le directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) Laza Andrianirina. Et lui de jurer sur ses grands dieux : « désormais les hémorragies seront traitées dans les règles de l’art, pour que cette société d’Etat bénéficiant de subventions publiques ne soient plus considérée comme une vache à lait ». A noter que depuis le 5 avril 2023, les deux anciens DG successifs de la JIRAMA sont recherchés par un mandat d’arrêt international.
Au-delà de ces emprisonnements, d’autres responsables impliqués dans l’affaire sont condamnés à verser une amende de 10 millions d’Ariary. Tous les condamnés devront par ailleurs payer conjointement des dommages et intérêts s’élevant à 2,5 milliards d’Ariary à la Jirama. Et dans la foulée, la Cour criminelle du Pôle anti-corruption a ordonné la saisie des comptes bancaires des condamnés par l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai).





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