Berlin opte pour un retrait progressif du Mali
L’Allemagne compte retirer ses troupes du Mali d’ici à mai 2024, mettant fin à leur engagement au sein de la mission de l’ONU dans ce pays.
«Le gouvernement allemand a décidé de proposer au Bundestag de prolonger pour la dernière fois d’un an, en mai 2023, le mandat de l’intervention de la Bundeswehr au Mali, afin que cette intervention prenne fin de manière structurée, après dix ans », a indiqué le porte-parole Steffen Hebestreit dans un communiqué publié hier 22 novembre. Cette ultime prolongation «tient notamment compte des élections au Mali, prévues pour février 2024 », précise-t-on de même source, rapporte l’AFP.
La décision intervient alors que l’avenir de la mission de l’Onu, en place depuis 2013 pour stabiliser le pays menacé d’effondrement sous la poussée jihadiste, est de plus en plus incertain : six pays ont décidé en l’espace de quelques mois d’arrêter ou de suspendre la participation de leurs soldats. L’armée allemande est un important contributeur de cette mission avec un contingent pouvant aller jusqu’à 1.400 hommes.
La ville de Gao abrite le camp principal de l’armée allemande. Celle-ci participe essentiellement à des opérations de reconnaissance. Les vols de reconnaissance pour assurer la sécurité de leurs patrouilles ont connu plusieurs interruptions ces derniers mois en raison de tensions avec la junte malienne.
Le ministère de la Défense a déclaré la semaine dernière que le Mali n’avait pas accordé les autorisations requises pour ses drones depuis le 11 octobre dernier.





Allemagne
Mali


![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)

