Un sommet extraordinaire de la Cédéao sur le Mali est prévu demain vendredi 25 mars.
Les chefs d’Etat de l’Organisation sous régionale se réuniront une nouvelle fois à Accra, au Ghana, qui exerce la présidence tournante de la Cédéao pour parler du Mali.
Mais cette fois, le Président malien de transition, le Colonel Assimi Goïta, est invité. C’est le premier signe de dégel et peut-être, d’un compromis entre les deux parties sur l’explosive question de la durée de la transition.
C’est une lettre adressée par la Commission de la Cédéao au gouvernement malien qui annonce ce sommet, lettre citée par RFI dans ses journaux «Afrique» de la matinée.
Face au refus des autorités de Bamako de respecter leur engagement et de tenir des élections présidentielle et législatives fin février, la Cédéao a imposé des sanctions économiques au Mali, qui pèsent lourdement sur la population depuis le début de l’année.
Déjà au pouvoir depuis août 2020, après deux coups d’Etat, la junte veut une rallonge pour conduire les réformes promises. Mais la Cédéao exige un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai «raisonnable» estimé à un an. Les autorités de la Transition qui avaient d’abord envisagé cinq ans de plus, ont révisé leurs ambitions à la baisse et auraient proposé deux ans la semaine dernière. Un effort encore jugé insuffisant par la Cédéao, mais les observateurs parient sur un accord possible entre les deux parties au terme du sommet de ce vendredi 25 mars.





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