Les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent par visioconférence ce lundi 14 février. C’est un rendez-vous crucial pour la poursuite de la présence de troupes antiterroristes européennes sur le sol malien. Les concertations sur l’avenir de la force Takuba constituée de 15 pays européens et de la mission de formation militaire de l’Union européenne, vont se poursuivre.
Mais la date à retenir, c’est celle de mercredi 16 février : le chef de l’Etat français Emmanuel Macron invite à Paris ses homologues des pays du G5 Sahel : le Nigérien Mohamed Bazoum, le Tchadien Mahamat Idriss Déby et le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Les autorités militaires du Burkina, issues du coup d’État militaire du 24 janvier, n’ont pas été conviées. Ni celles du Mali.
Les présidents de l’Union africaine, le Sénégalais Macky Sall, de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, du Conseil européen Charles Michel, et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell sont également attendus. Et c’est à l’issue de cette rencontre qu’il est attendu des annonces. Si le départ du Mali de Barkhane semble acté, la réorganisation du dispositif dans les pays sahéliens voisins et son extension aux pays du Golfe de Guinée posent de nombreuses questions. Tout comme le sort des contingents français et européens intégrés à la Minusma, la Mission des Nations unies dans le pays, ou encore celui des dispositifs de réassurance -soutien aérien en cas d’attaque- actuellement mis à la disposition des casques bleus mais aussi des forces maliennes, particulièrement dans le nord du Mali.
Enfin, le lendemain, jeudi 17 février, s’ouvrira à Bruxelles un sommet Union africaine-Union européenne. S’il est prévu de longue date, sur de multiples sujets, les annonces qui viendront d’être faites pourraient y être précisées.

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Mali



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