Selon les autorités maliennes, ces dates connaîtront un «léger report pour des raisons techniques.» L’objectif, indiquent-ils, est de prendre en compte les nouvelles dispositions constitutionnelles dans la loi électorale, les résultats de révision annuelle des listes électorales dans le fichier électoral à partir de janvier 2024. Mais surtout, ce report viserait selon le gouvernement, à mieux gérer la «prise en otage» de la base de données du Recensement administratif à vocation d’Etat civil (RAVEC) par la société IDEMIA.
D’après le communiqué du gouvernement malien, l’entreprise française (ndlr : inventrice de la carte à puce), réclame 5,2 milliards FCFA (8,4 millions de dollars) qui lui seraient dus avant de transmettre à Bamako l’accès à la base de données qu’elle a développée. Le gouvernement malien avait refusé de payer la somme due à la suite d’un audit du contrat qui aurait révélé selon lui, plusieurs irrégularités.
Désormais, les autorités maliennes prévoient de recourir à un plan «B», dont les détails n’ont pas été révélés. Le gouvernement a démarré des démarches administratives pour «effectuer dans les plus brefs délais le basculement de la base de données sur un autre système qui sera exclusivement contrôlé par le Mali.»





Mali




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