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Le marché africain difficile d’accès pour les PME marocaines

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  • Les PME qui représentent 95% du tissu économique du Maroc ont finalement un événement qui leur est dédié.
  • La 1ère édition s’est tenue à Casablanca, les 11 et 12 décembre derniers. L’occasion de revenir sur leur place sur le continent africain.

PME MarocainesLa 1ère édition du Forum de la PME à Casablanca, les 11 et 12 décembre derniers s’est distinguée par la richesse des conférences programmées. L’une d’entre elles, nous a particulièrement interpellés. Elle portait sur « la PME, maillon faible de la coopération sud-sud », un débat organisé par le groupe de presse marocain. Il proposait un panel composé de Ahmed Réda Chami, député de l’USFP et ancien ministre du Commerce et de l’industrie, Hicham Amadi, président de l’Association des sociétés technologiques, Astec et Mounir Zriabi, responsable au sein de l’Agence nationale de la promotion de la moyenne entreprise, ANPME.

D’emblée, Ahmed Réda Chami plante le décor. « La question aujourd’hui n’est pas seulement la coopération sud-sud », lance-t-il. Et il endosse la casquette de chef d’entreprise et ajoute : « en tant que patron, je dois pouvoir développer mon entreprise aussi bien au nord, au sud que localement ». Pour lui, seul, il revient au gouvernement d’élaborer des plans stratégiques avec pour horizon le continent africain. « Mais ceci demeure une question d’opportunités se fondant sur les pré-requis et les secteurs d’orientation », explique-t-il. Dans le même sillage, Hicham Amadi, président de l’Astec précise : « une entreprise n’a pas de désirs mais des opportunités, une nécessité d’aller ailleurs. Les entreprises ne doivent pas exister qu’à travers la commande publique ».

Le même intervenant poursuit son exposé : « l’Afrique est difficile à percer. Le marché est intéressant, les bailleurs de fonds et les mécanismes de financement y sont différents par rapport au Maroc. Il reste alors à les identifier ».


Ahmed Chami rappelle sa propre expérience sur le marché africain et prodigue certains conseils. En 1993, Microsoft a ouvert un bureau de représentation pour l’est et l’ouest de l’Afrique. Il rappelle : « qu’en 2013, le PIB africain enregistrait 1200 milliards US, soit 15% de plus que le PIB canadien. Il est important de bien choisir le pays dont le marché est visé. Entre la RDC, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Nigéria, les situations sont très différentes ». Il souligne par ailleurs qu’ : « un intérêt particulier doit être porté sur les critères de stabilité, de population, de PIB par habitant, des voies de recours devant la justice ». Et de conclure : « la solution consiste de travailler avec un partenaire qui assumerait le risque pays ». Impératif que renchérit à son tour, Mounir Zriabi, représentant de l’ANPME et insiste sur « le choix du partenaire africain ». Il signale au passage : « le développement des PME en Afrique passe également par l’instauration de modèles. L’un se fondant sur l’adoption des nouvelles technologies d’information et de communications, les NTICs et l’autre sur l’innovation. Une alternative visant à réduire les GAP entre les pays ». Le débat s’est poursuivi sur les réalisations des programmes de financement public mis à la disposition des PME.

Sur les 4800 dirigeants d’entreprises enregistrés durant ce forum de la PME, 20% d’entre eux viennent de pays africains comme la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, le Cameroun, la Mauritanie, la RDC, la Guinée Conakry, la Libye et la Côte d’Ivoire.

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