L’apport personnel moyen représente désormais 22% du prix d’acquisition contre 15% en 2022. Le renchérissement du coût du crédit incite les porteurs de projets à mobiliser davantage de fonds propres pour convaincre les banques et obtenir des conditions de prêt plus avantageuses.
La hausse des taux depuis le début de l’année pose de nouveaux défis aux emprunteurs. Selon les données du comparateur de crédit immobilier en ligne Afdal.ma, l’apport moyen représente 22% du prix d’acquisition. Cette hausse est d’autant plus remarquable qu’elle contraste avec les années précédentes où l’apport personnel était en moyenne de 15% en 2020 et en 2022. En 2021, il est ressorti à 23% en raison d’un contexte inédit lié à la pandémie de Covid-19 et les confinements successifs. Cette conjoncture a poussé les ménages à épargner davantage, privilégiant la prudence face à l’incertitude. A la sortie de la crise, les porteurs de projets immobiliers, encouragés par cette manne d’épargne, ont ainsi été en mesure de mobiliser davantage de fonds propres pour leurs investissements immobiliers.
Aujourd’hui, les emprunteurs doivent composer avec la hausse des taux d’intérêt. Celle-ci rend l’emprunt plus coûteux pour les ménages. Afin de convaincre les banques et d’obtenir des conditions de prêt avantageuses, les porteurs de projets sont incités à augmenter leur apport personnel. En effet, mobiliser une part plus importante de fonds propres démontre leur capacité financière et leur engagement dans leur projet, ce qui peut rassurer les banques face à une conjoncture moins favorable. Un apport plus élevé a généralement pour effet de réduire le montant emprunté, ce qui peut se traduire par des mensualités plus faibles et une réduction du risque d’endettement excessif.
Mais, face à ces nouvelles conditions du marché, certains emprunteurs sont susceptibles d’être fortement impactés et de devoir reporter leur projet immobilier à plus tard.





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