Le Chef du gouvernement indien, Narendra Modi, a entamé mardi 11 mars une visite officielle de quarante-huit heures à Maurice, à l’occasion des célébrations de l’Indépendance de ce pays qui, par sa composition ethnique, est aussi de culture indienne. En plus de l’Afrique du Sud et du Kenya, Maurice abrite la plus forte communauté indienne sur le continent africain
Narenda Modi vient certes « renforcer les relations entre les deux pays », mais sa visite revêt aussi des considérations géopolitiques dans un pays où le rival et voisin chinois est très actif. Le Premier ministre indien cherche à renforcer la présence économique à Maurice pour contrer l’influence grandissante de la Chine. Il propose à Maurice des partenariats technologiques, industriels et dans le domaine militaire. Au premier jour de la visite de Narenda Modi, un mémorandum d’entente a été conclu entre la marine indienne et la police mauricienne pour améliorer la sécurité maritime. Un deuxième accord a été conclu entre l’Institut national indien des services d’information océanique et le Bureau du Premier ministre de Maurice pour la coopération en matière d’observation océanique.
Selon la presse mauricienne, la lutte contre la criminalité financière sera également abordée avec un partenariat renforcé pour contrer le blanchiment d’argent et la corruption. Enfin, un programme de formation pour 500 fonctionnaires mauriciens sera mis en place pour améliorer l’efficacité des services publics.
Grâce à sa place financière très réputée mondialement et une fiscalité très généreuse, Maurice sert en effet de hub pour de nombreuses multinationales qui investissent en Inde. Le cumul des IDE «mauriciens» dans le sous-continent s’élève à 175 milliards de dollars, soit 25 % du total des entrées d’IDE en Inde. En 2023, selon l’International Trade Center (ITC), les échanges commerciaux entre l’Inde et Maurice ont atteint 712 millions de dollars, contre 549 millions l’année précédente.





Maurice

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



