Exploration pétrolière. Décidément, rien ne va plus pour la société pétrolière britannique Tullow Oil qui vient d’annoncer la suspension de sa campagne d’exploration en Mauritanie. Cette mesure extrême a été prise par le major britannique après avoir buté sur son deuxième puits sec en moins de trois mois au large de la Mauritanie.
Un communiqué de Tullow Oil annonce cette nouvelle déconvenue en ces termes : «L’exploration du puits Tapendar-1 sur le bloc C10 n’a pas permis la découverte d’hydrocarbures. Ce puits est par conséquent en train d’être obturé et il sera abandonné ». Commentant ce nouveau revers, Angus McCoss directeur de l’exploration de Tullow Oil, s’est contenté d’indiquer que « l’exploration du puits Tapendar – 1 était une tentative audacieuse visant à découvrir des réserves d’hydrocarbures similaires à celles de Jubilee (Ghana), dans cette zone d’exploration frontière à fort potentiel que représente la Mauritanie ».
En février dernier, l’entreprise britannique avait déjà dû abandonner l’exploration du puits Frégate-1 – dont le coût avait atteint plus de 200 millions d’euros – pour les mêmes raisons.
Cet échec devrait accentuer la pression sous laquelle se trouve Tullow Oil, en raison notamment de son incapacité à reproduire le miracle « Jubilee » (le champ d’hydrocarbures géant découvert au large des côtes ghanéennes en 2007) et de la multiplication de résultats d’exploration négatifs.
En 2013, l’entreprise a dû faire face à une dépréciation de 730 millions de dollars de ses actifs en raison d’échecs d’exploration, au large du Ghana. Son résultat net a d’ailleurs chuté à 216 millions de dollars contre 666 millions de dollars en 2012, malgré un chiffre d’affaires en hausse de 13% à 2,6 milliards de dollars, tiré par une hausse de sa production annuelle.
Les espoirs placés par le groupe britannique sur ses projets au Kenya et en Ouganda deviennent, de fait, plus précieux que jamais.
lundi 11 mai 2026
Récemment :
- “Africa Forward” | Au Kenya : Macron affirme que l’ère du « pré carré » français en Afrique est « terminée »
- Côte d’Ivoire | Politique éducative : avec “Pleins Feux”, Abidjan accélère la transformation de son école
- Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun]
- Nairobi | Africa Forward Summit : CMA CGM annonce un investissement de 700 millions d’euros au Kenya et renforce ses ambitions africaines
- Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux]
- Equipements militaires | Course aux armes : le Top 10 des pays importateurs en Afrique subsaharienne
- Pretoria | La justice sud-africaine rouvre la porte à une destitution du président Ramaphosa
- Ecobank Côte d’Ivoire | Ambitions régionales : Digitalisation, Industrie et Finance inclusive, les trois défis affichés


![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)


Mauritanie





