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Dr. Mima S. Nedelcovych, Président et CEO de l’Initiative for Global Development (IGD)

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« L’objectif de l’IGD est d’orienter des investissements stratégiques vers Afrique »

Dr Mima Nedelcovych

Dr Mima Nedelcovych

L’Initiative for Global Development (IGD) est une organisation caritative qui travaille à la réduction de la pauvreté. Pour ce faire, elle mise sur la croissance et les investissements dans les entreprises, particulièrement africaines. Un mémorandum d’entente a été signé en novembre 2013 avec la  Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) en marge de la visite de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI aux Etats-Unis.

 

AFRIMAG : un mémorandum d’entente lie l’Initiative for Global Development (IGD) et la  Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Quelle est la portée de cet accord ?

Dr. Mima S. Nedelcovych : ce mémorandum date de plus d’une année et cherche à offrir aux sociétés marocaines et américaines un mécanisme d’échange. La CGEM et l’IGD sont deux réseaux de décideurs. Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM, est membre à part entière de notre Conseil d’Administration. Notre objectif est de coaliser nos efforts pour opérer des investissements stratégiques dans les secteurs à fort potentiel en Afrique.

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Qu’est-ce que l’IGD peut apporter à l’Afrique en termes de croissance inclusive ?

L’IGD est un réseau de capitaines d’industries africains et américains qui génèrent de façon cumulative plus de 880 milliards de dollars de revenus annuels avec une présence opérationnelle couvrant l’ensemble du continent africain. Nous cherchons à orienter les entreprises à investir dans la croissance inclusive en Afrique. Depuis 2010, nous avons apporté plus de 100 millions de dollars en engagements d’investissements pour aider les communautés locales à se soustraire de la pauvreté. Cela a été possible par des opportunités d’emplois et un accès accru aux marchés des biens et services.

Le mémorandum qui nous lie à la CGEM pourra jouer un rôle de premier plan dans notre action visant à conjuguer nos efforts pour créer de la chaine de valeur à travers la transformation industrielle. L’intérêt de cette démarche est d’inciter à la transformation sur place avec des best-practices, appuyée en cela par des financements issus des fonds internationaux et par du savoir-faire de certaines entreprises membres d’IGD. Les majors des pays africains les plus avancés peuvent y trouver de la croissance externe par le biais de l’intégration.

De façon concrète, dans le secteur de l’électricité, nous savons que le continent africain enregistre un énorme déficit. IGD peut jouer un rôle essentiel en servant de catalyseur. Cela dit, pour réussir ce genre d’initiatives en faveur de l’Afrique, il incombe aux Etats de jouer pleinement leur rôle dans la production des biens et services destinés aux collectivités. Pour ce faire, le concours du Partenariat Public Privé (PPP) est nécessaire.

D’un côté, le Maroc a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis d’Amérique, de l’autre l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) lie ce dernier à l’Afrique subsaharienne. Que peut apporter l’IGD et la CGEM à certains pays subsahariens en réseautage, mais également en conseils pour mieux attaquer le marché de l’outre-Atlantique ?

Pour pouvoir exister sur le marché américain, il va falloir être compétitif et répondre aux normes. Une des difficultés pour les pays africains d’accéder  à ce gigantesque marché est leur déficit en logistique. L’Afrique n’a pas des grands ports sur l’Atlantique pour transporter les marchandises, un élément crucial si elle veut augmenter ses parts de marché dans les échanges internationaux. Nous conseillons également aux pays subsahariens bénéficiant de l’AGOA d’aller vers le marché américain avec des grands volumes pour pouvoir marger davantage.

Cela dit, en matière de réseautage, l’IGD est une machine efficace. Le réseau des dirigeants pionniers influents de l’IGD met en relation des P-DG et des responsables de haut niveau des sociétés les plus en vue dans leurs secteurs qui mènent la lutte pour la réduction de la pauvreté par l’intermédiaire d’investissements stratégiques en Afrique. Les sociétés membres s’engagent activement avec l’équipe d’experts sectoriels de l’IGD. Elles sont invitées aux forums annuels où l’IGD encourage les partenariats stratégiques, les pensées de leadership, des idées spécifiques à certaines industries et des discussions pour maximiser l’impact commercial et social des investissements des entreprises.

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