Quadruple champion olympique d’athlétisme, l’athlète raconte dans un documentaire qu’il s’appelle en réalité Hussein Abdi Kahin
Il est l’une des plus grandes stars de l’athlétisme mondial, un champion qui fait la fierté de la Grande-Bretagne devenant le premier quadruple médaillé d’or olympique (à Londres en 2012 et Rio en 2016) de sa Majesté. “La vérité, c’est que je ne suis pas celui que vous croyez”, déclare aujourd’hui Mo Farah, 39 ans.
Dans une interview qui sera diffusée ce mercredi 13 juillet sur la BBC mais dont des extraits sont à voir dans notre vidéo en tête d’article, l’athlète anobli par la Reine Elizabeth en 2017 révèle son lourd passé. Il explique être arrivé dans le pas sous une fausse identité avant d’être forcé à travailler comme domestique dans une famille. Des révélations qui auraient pu lui valoir des poursuites mais le gouvernement de Boris Johnson a fait savoir qu’il n’en déclencherait pas.
“J’ai été séparé de ma mère, et j’ai été amené au Royaume-Uni illégalement sous le nom d’un autre enfant appelé Mohamed Farah”, confesse Mo Farah qui assure se nommer en réalité Hussein Abdi Kahin. “La véritable histoire est que je suis né au Somaliland, au nord de la Somalie, sous le nom de Hussein Abdi Kahin. Malgré ce que j’ai dit dans le passé, mes parents n’ont jamais vécu au Royaume-Uni”, a-t-il poursuivi. Il dit aussi que son père a été tué quand il avait 4 ans et que sa mère et deux frères vivent toujours dans cette région non reconnue par la communauté internationale.
Mo Farah a appelé son fils Hussein, son vrai prénom
Le champion explique dans cet entretien que la femme qui l’a amené au Royaume-Uni lui avait promis qu’il rejoindrait des proches, ce qui n’a jamais été le cas. Elle a déchiré un papier sur lequel figuraient les coordonnées de ses proches et l’a mis à la poubelle. ”À ce moment-là, j’ai su que j’avais un problème”, poursuit Mo Farah qui raconte avoir été forcé à faire le ménage, garder des enfants dans une autre famille et garder le silence pour survivre. “Souvent, je m’enfermais dans la salle de bains et je pleurais”, confie-t-il.
C’est son professeur de sport, Alan Watkinson qui lui a sauvé la vie. L’homme qui témoigne aussi dans le documentaire de la BBC raconte comment Mo Farah changeait d’attitude une fois qu’il arrivait sur la piste d’athlétisme. C’est lui qui a fait les démarches pour permettre au champion de devenir citoyen britannique en juillet 2000.
22 ans après, le quadruple champion olympique a décidé de raconter son histoire pour ses enfants, dont son fils Hussein à qui il a donné ce nom en référence au sien. “Je l’ai gardé pendant si longtemps, c’était difficile parce que vous ne voulez pas y faire face et souvent mes enfants posaient des questions, dit-il. Et vous avez toujours une réponse pour tout, mais vous n’avez pas de réponse pour ça”.
Source : BBC


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