Le fabricant américain de vaccins Moderna a annoncé lundi 7 mars la construction de sa première usine africaine de vaccins au Kenya, après la signature avec ce pays d’un accord préalable qui prévoit la production de 500 millions de doses par an. L’entreprise entend investir 500 millions de dollars dans cette usine, qui produira des vaccins à ARN messager pour l’ensemble du continent africain, qui manque encore largement de doses pour lutter contre le Covid-19.
« Le combat contre la pandémie de Covid-19 ces deux dernières années a rappelé le travail nécessaire pour assurer un accès équitable à la santé. Moderna est déterminé à faire partie de la solution », a déclaré dans un communiqué Stephane Bancel, son directeur général.

Moderna dit espérer que cette usine commencera dès l’année prochaine à distribuer en Afrique son vaccin contre le Covid-19, dans l’optique d’augmenter la couverture vaccinale des pays les moins protégés contre le virus. « L’investissement de Moderna au Kenya aidera à avancer vers un accès mondial équitable aux vaccins et est emblématique des développements structurels qui permettront à l’Afrique de devenir un moteur de la croissance soutenable mondiale », a déclaré le président kényan Uhuru Kenyatta, cité dans le communiqué. Plus d’un an après l’administration de la première dose de vaccin anti-Covid au monde, seuls 12,7% des 1,3 milliards d’Africains sont entièrement vaccinés. La pandémie a mis en lumière l’immense dépendance du continent aux vaccins importés. L’année dernière, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait annoncé la création d’un hub vaccinal en Afrique du Sud, ayant notamment pour vocation de fournir des transferts de technologies à d’autres pays, dont le Kenya. Le patron de l’OMS, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, a de nombreuses fois appelé à un accès équitable aux vaccins pour arrêter la pandémie et critiqué les pays riches pour leur rétention des doses anti-Covid. Actuellement, seul 1% des vaccins utilisés en Afrique sont produits sur le continent. Les pays africains, ainsi que d’autres pays en développement, réclament auprès de l’Organisation mondiale du Commerce la levée des brevets sur les vaccins et traitements contre le Covid, afin de permettre la production de génériques. L’Europe s’est opposée à cette demande, affirmant que la priorité était de construire des capacités de production dans les pays pauvres.






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