Tous les articles qui parlent de Blanchiment - Page 2

L’admission des trois pays repose sur leur engagement politique à mettre pleinement en œuvre les obligations liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP), indique un communiqué du GIABA.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), tenue récemment à Abuja, a approuvé l'admission du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme membres hors-CEDEAO du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Le score résulte d’une synthèse de 17 indicateurs issus notamment des évaluations du GAFI, de Transparency International et de la Banque mondiale. Ces indicateurs sont déclinés en cinq catégories : la qualité de la réglementation concernant la lutte contre le blanchiment d’argent, les risques de corruption et de fraude, la transparence financière, la transparence de l’action publique et la responsabilité ainsi que les risques juridiques et politiques.

Le Tchad, la Guinée équatoriale et la RD-Congo sont les pays africains les plus exposés au risque de blanchiment d’argent sale selon le rapport que vient de publier The Basel Institute on Governance, un centre de recherche adossé à l’Université de Bâle spécialisé. L’index 2025 de cet institut jauge la vulnérabilité de 177 pays et territoires au blanchiment d'argent et aux crimes financiers connexes, ainsi que leur capacité à faire face à ces menaces.

Cette mesure témoigne d'un assouplissement accru du régime de change nigérian pour les exportateurs de pétrole, même si elle ne devrait pas entraîner une augmentation immédiate de l'offre en dollars sur le marché de change. Pour les autorités monétaires, cette mesure s'inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à « libéraliser et donner plus de profondeur au marché,» dans le cadre de ses efforts pour stabiliser la monnaie nationale (naira) et attirer les investissements.

La banque centrale du Nigeria a annoncé mardi 2 décembre des mesures radicales dans sa politique de lutte contre le blanchiment d’argent, introduisant des limites de retrait de l’argent liquide plus strictes et supprimant les frais sur les dépôts excédentaires afin de réduire la dépendance à l'égard des espèces et de lutter contre les risques liés à la sécurité et au blanchiment d'argent.

L'organisation intergouvernementale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme rappelle que l'inscription d'un pays sur la liste grise ne signifie pas une mise à l’index, ou qu'il est soumis à des mesures drastiques, mais qu'il fait l'objet d'un suivi renforcé. Pour sortir de cette liste qui accroît de facto le coût de conformité pour les banques, les Etats dits «liste grise,» doivent démontrer, dans des délais convenus avec le GAFI, la mise en œuvre effective des mesures correctives.

C’est un camouflet pour Yaoundé. Le Groupe d'action financière (GAFI) a maintenu le Cameroun sur sa liste grise des Etats et juridictions présentant des lacunes plus ou moins graves dans la lutte contre le blanchiment des capitaux dans une mise à jour publiée le weekend dernier. Figurer sur la liste grise du GAFI signifie que le pays est placé «sous surveillance accrue et s’engage à combler des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.»

Bonne nouvelle pour les économies africaines. Le Burkina Faso, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Mozambique viennent d’être retirés de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Une décision saluée par les marchés et interprétée comme un signe de confiance dans les réformes engagées par ces États pour renforcer la transparence et la stabilité de leurs systèmes financiers.

Dans un communiqué publié mardi, la CEDEAO indique que la 2è réunion extraordinaire du Comité ministériel du GIABA, tenue récemment à Accra (Ghana), "s’est conclue par une décision majeure : permettre aux trois pays du Sahel ayant quitté la CEDEAO d’adhérer au Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en tant que membres non-CEDEAO."

La Communauté Économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a approuvé l’adhésion des trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger au Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en tant que membres non-CEDEAO

En 2024, les Émirats arabes unis (EAU) ont importé 1’392 tonnes d’or, pour une valeur estimée à 105,4 milliards de dollars, se hissant au deuxième rang mondial des importateurs derrière la Suisse. Parmi ces volumes, 748 tonnes proviennent du continent africain — une hausse de 18 % en un an — confirmant la position d’Abou Dhabi et Dubaï comme plaques tournantes du commerce aurifère africain.

Accra aurait perdu la bagatelle de 11 milliards de dollars au cours des cinq dernières années à cause d’une contrebande «industrielle» de l'or provenant de l’exploitation artisanale dont une grande partie est acheminée vers les Emirats arabes unis, connue pour être une plaque tournante du blanchiment d’argent, accuse l'ONG helvétique Swissaid dans un rapport publié mardi 11 juin. Les auteurs du rapport révèlent un incroyable gap de 229 tonnes entre les exportations d'or du Ghana et les importations correspondantes sur seulement cinq ans, la majeure partie de l'or de contrebande finissant à Dubaï. Cela représente 11,4 milliards de dollars de pertes financières