Tous les articles qui parlent de Conflit - Page 3

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

Un projet d'accord de paix élaboré par les Américains consulté par Reuters, stipule qu'une condition de signature est le retrait des troupes, des armes et du matériel rwandais du Congo. L'authenticité du document a été confirmée par quatre sources diplomatiques, qui ont affirmé qu'il avait été rédigé par des responsables américains, indique l’agence Reuters.

Dans l’accord de paix et de coopération économique que les Etats-Unis promeuvent actuellement entre la RDC et le Rwanda, Washington a prévenu Kigali qu’il «ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.» La Maison Blanche conditionne en effet la signature de tout deal au retrait de tous les soldats rwandais de provinces du Nord et du Sud-Kivu à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) selon «des sources proches du dossier» citées par l’agence Reuters. Une condition qui sonne comme un camouflet pour le régime rwandais et qui fait voler en éclats ses explications de son soutien au groupe armé M23

Son dernier discours, censé éclairer sa position sur la situation dramatique à l’Est, a au contraire révélé une posture confuse, déconnectée des enjeux géopolitiques et humanitaires. Aucune proposition concrète. Aucun plan structuré. Aucune condamnation forte des acteurs du chaos. À la place : des déclarations vagues, des rappels à sa légitimité politique passée, et un ton qui laisse penser que l’objectif premier reste un retour dans les sphères du pouvoir — non pas pour transformer le Congo, mais pour s’y repositionner.

Alors que la République Démocratique du Congo est secouée par une guerre brutale à l’Est du pays, exigeant des positions fermes, des actions concrètes et une vision de paix durable, certains leaders politiques peinent à se situer. Martin Fayulu, longtemps perçu comme un porte-voix de l’opposition et un symbole de résistance post-électorale, apparaît désormais comme un acteur en perte de crédibilité, davantage guidé par le calcul politique que par un engagement réel pour la nation.

Le ministre américain de la Défense a accusé la Chine de se préparer « à potentiellement utiliser la force militaire » en Asie-Pacifique, une région dont Washington fait son « théâtre prioritaire » dans un contexte de montée des tensions «La menace que représente la Chine est réelle et pourrait être imminente », a déclaré le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, au Shangri-La Dialogue de Singapour, plus grand forum sur la sécurité et la défense en Asie. Forum qui se tient dans un contexte de tensions commerciales et géopolitiques accrues entre Washington et Pékin depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

La grande majorité des minerais de l’est du pays sont évacués en contrebande vers l’Ouganda, le Rwanda et dans une moindre mesure le Burundi, par voie lacustre, par la terre ferme ou par avion. Le lac Kivu et ses petites îles ainsi que les zones montagneuses constituent un terrain propice à̀ la contrebande. On estime que 90 % de l’or artisanal sort en contrebande de la RD Congo Son exportation frauduleuse est relativement facile ; les négociants peuvent dissimuler le minerai et le transporter en secret. L’or est ensuite fondu et recyclé de nombreuses fois, ce qui rend difficile l’identification

Alors que des discussions s’ouvrent entre Kinshasa et Washington sur la sécurisation des minerais critiques, Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France, alerte sur les racines profondes du chaos qui gangrène l’est de la RDC. Dans un entretien sans détour, il pointe la complicité des voisins, les dérives des groupes armés, le manque d’éthique des firmes technologiques, l’échec des mécanismes de certification… et la responsabilité des grandes puissances et multinationales dans une guerre silencieuse aux enjeux géopolitiques majeurs. Décryptage.

L’actualité nous questionne quand le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé le 23 février dernier «je ne signerai pas quelque chose qui sera payé par dix générations d’Ukrainiens.» Entre temps, Kiev, n’a pas eu d’autre choix que d’accepter l’accord, au risque de perdre l’appui des États-Unis d’Amérique dans des garanties de sécurité et de paix.

L’actualité nous questionne quand le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé le 23 février dernier «je ne signerai pas quelque chose qui sera payé par dix générations d’Ukrainiens.» Entre temps, Kiev, n’a pas eu d’autre choix que d’accepter l’accord, au risque de perdre l’appui des États-Unis d’Amérique dans des garanties de sécurité et de paix.

Le gouvernement soudanais conduit par les militaires justifie la rupture avec les Emirats arabes unis par la nécessité de «défendre les intérêts nationaux et de préserver la souveraineté du pays» face à ce qu’il considère comme des actes hostiles d’Abu Dhabi. Le retrait de l’ambassade du Soudan aux Emirats ainsi que celui du consulat général a été immédiatement acté.

La décision était presque inévitable. Le gouvernement soudanais a décidé mardi 6 mai, de rompre toute relation avec les Emirats arabes unis qu’il accuse de fournir des armes et de financer les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre avec le pouvoir central depuis deux ans. Un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts, en toute indifférence

Le mystère reste entier : Joseph Kabila est-il réellement le "patron" de ces groupes, comme le laissent entendre certaines allusions politiques ? Ou s'agit-il d’un récit construit pour affaiblir son image et justifier certaines perquisitions et confiscations de ses biens ? À chaque occasion, le président Tshisekedi n’hésite pas à pointer du doigt son prédécesseur, sans qu’aucune preuve officielle ne soit rendue publique.

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est arrivé vendredi soir à Goma, dans la partie Est du pays. Cette région reste à ce jour partiellement occupée par les rebelles du M23 et de l’AFC, malgré les efforts de stabilisation en cours. Cette arrivée, bien que préalablement annoncée, agite la sphère politique congolaise et suscite des débats passionnés entre les partisans du président Tshisekedi et ceux qui considèrent Kabila comme l’homme fort dissimulé derrière ces groupes rebelles.