Tous les articles qui parlent de Cryptomonnaie

Cette réorganisation vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité des services, tout en consolidant la performance de l’établissement. Elle se matérialise notamment par l’’amélioration de la fluidité des processus et des délais de traitement des dossiers de change à travers la création d’un département dédié à la facilitation et à l’accompagnement des opérateurs.

L’Office des Changes a annoncé une transformation de son organisation pour la mettre en cohérence avec sa stratégie 2025–2029 et « les mutations de son environnement.» Selon le communiqué de l’institution, ce nouvel organigramme traduit une évolution de ses modes d’intervention au regard de ses missions de régulation, de supervision et d’accompagnement des clients et partenaires.

Désormais, les échanges et services crypto sont autorisés, mais strictement encadrés sous la supervision de la Banque centrale (Bank of Ghana), le régulateur nommément désigné par le législateur. La loi instaure un régime d'agrément obligatoire pour les plateformes et entreprises opérant dans l'écosystème des actifs numériques.

Afin de ne pas se faire déborder par les circuits parallèles très actifs en Afrique de l’Ouest, Accra a décidé de se doter d'un cadre juridique pour réguler les cryptomonnaies. Le Parlement a adopté la veille de Noël le projet de loi sur les prestataires de services d'actifs virtuels. Ce texte consacre, pour la première fois, la reconnaissance légale des activités liées aux crypto-monnaies dans le pays, mettant fin à une «jungle» et à une longue période de flottement.

Le contentieux s’inscrit dans un climat de tension grandissante entre le gouvernement fédéral et les acteurs des cryptomonnaies, accusés d’aggraver la volatilité du naira (ndlr : la monnaie nationale), qui a littéralement décroché face au dollar avec une dépréciation de 40 % en un an. Depuis plusieurs mois, les autorités nigérianes mettent en cause le rôle de Binance dans la dévaluation du naira. En 2024, deux cadres de la société avaient été arrêtés après que des plateformes d’échange de crypto-monnaies ont été identifiées comme des canaux privilégiés pour la spéculation sur la devise nationale.

Le gouvernement nigérian a engagé des poursuites contre la plus grande plateforme d’échange de crypto-monnaies au monde. Lagos lui réclame la bagatelle de 79,5 milliards de dollars pour des pertes économiques attribuées à ses activités, auxquelles s’ajoutent 2 milliards de dollars d’impayés d’impôts

La Securities and Exchange Commission du pays, a effectivement accordé ces premières licences et mis en place un programme de pré-enregistrement pour cinq startups crypto (Trovotech, Wrapped CBDC, HXAfrica, Dream City Capital et Blockvault Custodian). Un changement de ton qui contraste avec les précédentes actions du gouvernement qui étaient conçues pour freiner l’essor de l’écosystème crypto dans le pays. En 2021, les banques nigérianes n’avaient même pas le droit de fournir des services aux entreprises de cryptos. En février, l’accès à plusieurs bourses locales a été bloqué temporairement, et deux dirigeants de Binance ont été arrêtés, l’un d’eux étant toujours en prison. De plus, plus de 1 100 comptes bancaires liés à des traders crypto ont été gelés. Pour ne rien arranger, le trading de crypto a même été déclaré “problème de sécurité nationale” par le conseiller à la sécurité du Nigeria.

La réticence historique du gouvernement du Nigeria envers l'écosystème des cryptomonnaies semble s’atténuer. Une aubaine pour ce pays de 233 millions d’habitants - pays le plus peuplé d’Afrique - où les transactions en bitcoins et autres devises numériques pullulent ces dernières années. Mais derrière cette apparente bonne nouvelle, se cachent quelques subtilités dérangeantes