L’Autorité de régulation des marchés financiers (Financial Sector Conduct Authority, FSCA) s’apprête à délivrer les premières licences de crypto actifs. Prétoria abrite la deuxième communauté d’utilisateurs de crypto en Afrique juste après le Nigeria.
Le régulateur sud-africain des marchés financiers s’apprête à délivrer les premières licences aux opérateurs engagés dans la fourniture de services de crypto-actifs dans le pays, a révélé Gerhard van Deventer, responsable de l’application de la loi à la Financial Sector Conduct Authority, (FSCA South Africa). Au total, plus de 100 opérateurs avaient déposé une demande de licence, en vue d’exercer l’activité de fourniture de services crypto en Afrique du Sud, mais une vingtaine d’entre eux s’étaient rétractés, préférant opérer en dehors du marché sud-africain.
Ces opérateurs étaient tenus de déposer une demande de licence entre le 1er juin et le 30 novembre 2023. Ils devaient aussi respecter un ensemble d’exigences imposées aux prestataires de services financiers agréés dans le pays.
Avec l’octroi des premières licences, l’Afrique du Sud deviendra l’un des premiers pays du continent à réguler les plateformes crypto. Elle va ainsi devancer des pays d’Afrique centrale et même le Maroc, qui ont entamé des initiatives dans ce sens.
Considérés depuis octobre 2022 comme des produits financiers par le régulateur des marchés financiers, la FSCA, a aussitôt mis en place une réglementation de cryptoactifs afin de protéger les épargnants désireux d’investir dans ce secteur mais aussi à encadrer le marché de la cryptomonnaie. En Afrique du Sud, plus de 5,8 millions de personnes, soit 9,44 % de la population totale du pays possèdent des crypto-actifs.
Dans une étude publiée fin novembre 2023, la FSCA estime que 43 % de la population devrait utiliser les crypto-actifs d’ici 2030. A l’échelle du continent, l’Afrique du Sud abrite le deuxième plus grand nombre d’utilisateurs d’actifs cryptographiques, après le Nigeria.





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