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La loi vient combler un vide juridique, souvent dénoncé par les parties prenantes locales et internationales. Si quelques grandes entreprises affichaient des engagements volontaires, le tissu économique national restait marqué par une hétérogénéité préjudiciable à la crédibilité et à l’impact des politiques RSE. Par cette réforme, l’Assemblée nationale – sous l’impulsion du député Awassi – opère un tournant législatif majeur : passer du “bon vouloir” à la “norme contraignante.”

Le 25 mars 2025, le Gabon a franchi un cap décisif en promulguant sa loi d’orientation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Jusqu’alors cantonnée à certains secteurs – notamment le pétrole, les mines et la forêt –, la RSE bascule désormais d’une logique de volontariat à celle d’une obligation transversale, encadrée, et structurante pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur domaine d’activité.

Au moins 20.000 de ces emplois seront spécifiquement destinés aux jeunes démobilisés des groupes armés qui écument dans les provinces orientales du pays. L’initiative s'étendra sur plus de 2.400 kilomètres, reliant le parc national de Virunga à l'extrême est du pays, les vastes forêts de l'Ituri, et le fleuve Congo, de Kisangani jusqu'à Kinshasa.

Avant qu’il ne rentre précipitamment à Kinshasa jeudi 23 janvier, le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, présent à Davos, a annoncé la veille mercredi 22 janvier, la création de 500.000 emplois dans le cadre du lancement de la plus grande réserve forestière tropicale au monde, baptisée « Couloir Vert Kivu-Kinshasa»

Pour protéger son couvert forestier, l’une des plus riches d’Afrique de l’Ouest, le pays a déployé une «armée verte», un dispositif unique en son genre baptisé “Sodefor”, une force spéciale destinée à lutter contre la déforestation illégale et à surveiller les forêts. Depuis son déploiement, cette brigade a mené plusieurs actions concrètes : 232 procès-verbaux ont été dressés, 16 sites clandestins d’orpaillage ont été démantelés, et 50 véhicules transportant des produits forestiers illégaux ont été saisis. L’urgence est bien réelle, comme le souligne, souvent Ouattara, bien conscient que la déforestation a entraîné la perte de plus de 80 % du couvert forestier du pays depuis 1960. Dans cette perspective, l’objectif est de restaurer 20 % du couvert forestier d'ici 2030, soit environ 6,5 millions d’hectares, avec un plan de reboisement de 100 000 hectares par an, financé par un budget de 600 milliards de FCFA.

Abidjan a accueilli, les 5 et 6 septembre derniers, la 10ᵉ session extraordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE). Pendant deux jours, ministres et experts sont venus de tout le continent pour définir une position commune à l’approche de la COP29 prévue en novembre prochain à Bakou, en Azerbaïdjan