Tous les articles qui parlent de GNL

Les discussions, bien qu'à un stade préliminaire, s'inscrivent dans une volonté de monétiser des infrastructures critiques pour réallouer des capitaux vers de nouveaux projets de développement. Au cœur de cette transaction potentielle figurent les actifs stratégiques situés au Congo et au Mozambique où Eni exploite actuellement trois unités flottantes, dont une plateforme au Congo-Brazzaville qui liquéfie le gaz issu de gisements offshore pour l'exportation.

Le géant énergétique italien Eni a mandaté la banque d'affaires Morgan Stanley pour structurer une levée de fonds d'envergure, ciblant au moins 1 milliard d'euros, selon des informations rapportées par l'agence Reuters. Cette opération stratégique vise à ouvrir le capital de ses actifs de gaz naturel liquéfié flottant à des acteurs majeurs du capital-investissement mondial, tels qu'Apollo Global Management, KKR et Stonepeak.

Epine dorsale silencieuse de l'économie mondiale, les infrastructures sous-marines (câbles de données, gazoducs, pipelines) assurent le transport de plus de 99 % du trafic internet et de 22 billions de dollars de transactions financières par jour de travail (Lionel Yee Singapore CIL Conference 2025), tout en formant le socle de la transition énergétique vers l'hydrogène vert et l'éolien offshore.

Nous assistons de nos jours à des changements majeurs non seulement au niveau des équilibres des forces au niveau mondial mais aussi à l’utilisation d’armes hybrides par certains acteurs étatiques, nous avons déjà passé en revue les armes géoéconomiques et géopolitiques de toutes sortes dans des articles précédents dans ce site. Cet article se penche sur les menaces qui pèsent sur les infrastructures sous-marines et/ou en offshore et le danger que cela représente pour la sécurité et la quête de la souveraineté numérique et énergétique.

L’hélium est l’un des exemples les plus parlants. Ce gaz rare ne sert pas seulement à gonfler des ballons, il est indispensable à certaines chaînes de production de semi-conducteurs pour refroidir l'environnement de production, à l’imagerie médicale et à l’aérospatial. Or, le Qatar en produit environ un tiers dans le monde, et les frappes sur les installations de Ras Laffan ont déjà perturbé cette filière sensible.

La guerre au Moyen-Orient ne menace pas seulement l'approvisionnement mondial en pétrole ou en gaz naturel liquéfié (GNL). Elle fragilise aussi toute une série de matières premières essentielles à l’industrie, à l’agriculture et aux technologies de pointe comme l'hélium, l'aluminium, les engrais ou encore le soufre, le naphta ou l'éthylène.

«Grâce à une intégration fluide et à une coopération stratégique avec GCL, nous mettrons en place une chaîne de valeur complète, de l’extraction du gaz naturel à la production d’engrais, franchissant ainsi une étape cruciale vers une plus grande autonomie de l’Afrique en matière de sécurité alimentaire», a déclaré Aliko Dangote, Président-directeur général de Dangote Industries Limited, cité dans le communiqué publié par le groupe. Dans le contexte actuel d’embrasement des cours internationaux du gaz naturel, ce contrat est aussi une façon pour Dangote Industries de sécuriser les prix de ses approvisionnements.

Le groupe Dangote Industries a annoncé un méga contrat d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) sur une période de 25 ans avec le groupe chinois GCL pour alimenter son usine d’engrais en construction actuellement à Gode, en Ethiopie. La transaction a été conclue sur la base de 4,2 milliards de dollars US. Le gaz naturel fourni par GCL Group sera extrait du champ gazier de Calub, situé dans le bassin de l’Ogaden en Ethiopie, et acheminé via un pipeline de 108 kilomètres vers le complexe d’engrais de Dangote à Gode

Le contrat qu’on chercherait à reconduire, contre toutes logiques, qui justifie de toutes les critiques, constituerait la source des plus grandes pertes pour la Mauritanie. L’article 23 du décret 2019-56 fixe à 2 ans la durée du contrat. Une dérogation ne pourrait être accordée que par un autre décret. Est-ce le cas présentement ? Et pour quels motifs ? Le motif qui aurait été invoqué est la concordance du marché d’approvisionnement avec celui de la construction d’un dépôt pétrolier de 100 000 m3 dont le financement et le paiement sont assurés par ajout au prix des prix pétroliers d’importation

Pour avoir renforcé la sécurité énergétique et la croissance industrielle du Sénégal et de la Mauritanie, le projet transfrontalier de développement du gaz conventionnel GTA a reçu le prix de la stratégie de monétisation du gaz de l’année lors de la conférence African Energy Week (AEW) : Invest in African Energy 2025, au Cap en Afrique du Sud qui s’est tenue cette année, en reconnaissance de son rôle pionnier dans la transformation du bassin MSGBC en une région exportatrice de gaz d'importance mondiale.

La guerre en Ukraine et la crise énergétique qui en découle ont réveillé deux projets phares de gazoducs ouest-africains : le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) reliant le Nigéria à l’Algérie, et le Nigeria Morocco Gas Pipeline (NMGP) entre le Nigéria et le Maroc. Ces infrastructures se livrent une compétition qui dépasse l’énergie, incarnant des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dans un contexte régional instable et mondial incertain