Le gouvernement tanzanien prévoit de vendre une partie des réserves d’or du pays pour financer des dépenses d’infrastructures, mais aussi pour boucler son budget. L’annonce a été faite le 26 janvier à Londres par Kitila Mkumbo, ministre d’Etat, chargé de la Planification et de l’Investissement.
Face à la baisse drastique de l’aide au développement de pays riches et aux sanctions qui lui ont été infligées après l’élection présidentielle bidon en octobre dernier, Dodoma (ndlr: la nouvelle capitale qui a succédé à Dar es Salam) n’avait pas de choix : «Les gouvernements ne sont plus disposés à fournir de l’aide à l’Afrique, nous nous réorganisons,» a justifié un brin gêné, le ministre. Selon Bloomberg, Bank of Tanzania (la banque centrale) a été chargée de procéder à une vente partielle des réserves d’or du pays. Les volumes concernés, le calendrier de l’opération et les modalités de mise en œuvre n’ont pas été divulgués. Selon les données publiées par la banque centrale, les réserves d’or du pays atteignent l’équivalent d’environ 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année 2025. La décision de céder une partie de ses réserves d’or arrive à un moment où l’aide publique au développement recule, plusieurs pays occidentaux ayant récemment revu à la baisse leurs engagements, privilégiant des priorités budgétaires internes, notamment dans la défense et la sécurité.
Aux Etats-Unis, une initiative lancée par le président Donald Trump a conduit à la fermeture de l’agence USAID, qui constituait depuis plus de soixante ans l’un des principaux instruments de coopération bilatérale du pays. Au Royaume-Uni, le gouvernement a annoncé début 2025 que le budget de l’aide serait progressivement ramené de 0,5 % à 0,3 % du revenu national brut d’ici 2027, afin de financer une hausse des dépenses de défense et de sécurité. Des ajustements similaires ont également été engagés en France, en Suède, aux Pays-Bas et en Allemagne.
La Tanzanie est l’un des principaux producteurs africains d’or, avec une production estimée à 52 tonnes en 2023. Les données de Bank of Tanzania indiquent que l’or a représenté 22,5 % des exportations cette année-là, pour une valeur d’environ 3,05 milliards de dollars.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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