Tous les articles qui parlent de Soft power

« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

De Ninive à l’ère contemporaine, la concentration de richesse a toujours structuré pouvoir et vulnérabilité. Ninive - puissante capitale de l'Empire assyrien située dans l'actuel nord de l'Irak, sur la rive du Tigre face à Mossoul - tirait sa puissance du commerce, de la conquête et de la centralisation ; ses routes reliaient la Mésopotamie (actuel Irak), la Méditerranée et l’Anatolie (actuelle Turquie). Ses palais, jardins et infrastructures témoignaient du génie civil et technique de l’époque, illustrant comment la maîtrise industrielle et artistique pouvait soutenir la puissance d’une civilisation. Les sources bibliques racontent que cette ville a pu se réorienter vers le bien commun, offrant une métaphore intemporelle : la richesse, sans orientation guidée par la sagesse, est fragile et peut se retourner contre ceux qui la détiennent

À travers ce partenariat, le Groupe AXIAN, via ses entités YAS et JOVENA, met à disposition du ministère des Affaires étrangères un ensemble de solutions innovantes dans les domaines de la connectivité, des télécommunications et de l’énergie. Ces solutions viendront compléter et renforcer les dispositifs institutionnels déjà en place pour garantir le bon déroulement du sommet.

Dans le cadre de la préparation du Vème Sommet des Chefs d'État et de gouvernement de la Commission de l’Océan Indien (COI), le ministère des Affaires étrangères de Madagascar et le Groupe AXIAN ont signé un protocole de partenariat. Cette collaboration vise à renforcer l'organisation de cet événement majeur en apportant un soutien logistique et technologique essentiel.

La première ambiguïté vient du contrôle aérien. Celui-ci est indispensable, tout le monde en conviendra et il est opéré le plus souvent par des administrations étatiques dont la capacité de gestion est parfois discutable.

Voilà un sujet difficile à analyser tant les interactions entre les gouvernements et le transport aérien sont complexes. Cela commence par le constat que l’espace aérien appartient aux Etats mais que leur exploitation civile est le fait d’opérateurs indépendants qu’ils soient publics ou privés. Or ces derniers sont finalement dépendants de la puissance régalienne ne serait-ce que pour obtenir les droits d’exploitation

Ce document appelle à une "réorganisation structurelle totale" du département d'Etat d'ici au 1er octobre, avec pour objectif de "rationaliser l'exécution des missions, faire rayonner la puissance américaine à l'étranger, réduire le gaspillage, les fraudes et les abus" et "aligner le département d'Etat sur la doctrine stratégique de l'Amérique d'abord."

Avec son programme l'"Amérique d'abord", le fameux slogan : Make America Great Again (MAGA),  et son approche transactionnelle des relations internationales, Donald Trump remet en cause une longue tradition de "soft power" de la première puissance mondiale, au risque que cela profite notamment à la Chine. Attention à l’effet Boomerang !