Maputo n’ira pas bredouille à la COP 28 qui démarre vendredi 1er décembre à Dubaï. Le gouvernement mozambicain a annoncé ce lundi 27 novembre, un gigantesque plan de production de 2.000 mégawatts de capacités hydroélectriques supplémentaires d’ici 2030.
S’il est réalisé, il en sera fini avec les délestages qui polluent la vie aux populations, aux entreprises et aux petits artisans dans le pays. Ce plan prévoit également un investissement massif dans l’extension du réseau de distribution d’électricité et l’encouragement de l’adoption des véhicules électriques.
Selon les estimations officielles, il faudra mobiliser 80 milliards de dollars d’ici 2050 pour financer ce plan dont l’objectif est d’assurer la disponibilité de l’électricité et réduire la forte dépendance du pays aux combustibles fossiles.
Ce plan sera présenté par le Président Filipe Nyusi aux partenaires internationaux et aux donateurs potentiels samedi 2 décembre lors de la COP 28, qui se tiendra du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï.
Les premières mesures du plan ont d’ores et déjà été approuvées en Conseil des ministres. Il s’agit de l’ajout de 2.000 mégawatts (MW) de capacités hydroélectriques d’ici 2030. Les appels d’offres relatifs aux travaux de modernisation des centrales existantes et l’achèvement du barrage hydroélectrique Mphanda Nkuwa seront lancés incessamment indépendamment des résultats de la promotion du plan auprès des bailleurs de fonds à la COP 28.
Le Mozambique, qui occupe le 9e détenteur mondial des réserves en gaz naturel. Outre son grand potentiel gazier, ce pays dispose d’abondantes ressources hydroélectriques, éoliennes et solaires ainsi que des gisements de minerais essentiels à la transition écologique, tels que le lithium et le graphite.





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