Cette 3e édition promeut le patrimoine culturel dans la souveraineté. La commune rurale de Tamaské dans la région de Tahoua a vibré, du 24 au 26 avril 2025, au rythme de chants mélodieux, de danses acrobatiques et des sons divers dans la pure tradition de la culture Sharo à l’occasion de la 3e édition du Festival de la concorde et de la cohésion sociale (FECCOS). Une édition consacrée à la revalorisation du patrimoine culturel qui a été des moments de communion entre les festivaliers venus des quatre coins du Niger et au-delà des frontières

Brassage des communautés rurales, communion entre agriculteurs et éleveurs, promotion de la fraternité et de renforcement de la cohésion sociale. La 3e édition du Festival de la Concorde et de la Cohésion Sociale ne pouvait mieux exprimer les valeurs culturelles en offrant pareille occasion à des festivaliers venus des différentes contrées du pays pour perpétuer des pratiques traditionnelles. Pour le promoteur, Moustapha Kadi, le FECCOS est un rassemblement culturel, grandeur nature et la communauté Peuhle est la principale bénéficiaire de cette 3e édition célébrant le Sharo : sport populaire qui véhicule les valeurs de générosité, de bravoure, de magnanimité à travers l’observance des règles de discipline et de justice qu’exige le code moral de la société Peule à savoir le Pulaaku. Il s’agit d’un sport traditionnel qui relève du pouvoir mystique, du culte de l’esthétique, de poèmes dits Kiraris. Mais il a été, tout de même, abandonné à son sort.
La pratique du Sharo transcende les clivages d’opinion

Alors que la culture de la pratique du Sharo transcende les clivages d’opinion et adoucit les mœurs en rapprochant les hommes et les femmes d’obédiences diverses. Ce qui n’a pas manqué de faire dire au promoteur que la forte mobilisation des Peuls de toutes les régions du pays est interprétée comme un signe du rôle d’amitié que joue cette manifestation culturelle et sportive.
Pour une manifestation culturelle grandeur nature, c’en a été une, et le promoteur de reconnaître que le rendez-vous de Tamaské a eu comme «mérite de drainer dans toute sa splendeur une foule massive, empreinte de chaleur, en lui donnant la beauté d’un tapis avec ses multiples couleurs dont le fil d’or du Sharo annonce la place, retrouvée de toutes les pratiques culturelles valorisées de notre cher pays.» Une ambiance de fête à laquelle ont tenu à participer de nombreuses autorités au rang desquelles le Secrétaire général du ministère de la Refondation, de la Culture et de la Promotion des valeurs sociales du Niger, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, le gouverneur de la région de Tahoua, Colonel-Major Oumarou Tawayé, le préfet du département de Keita, Hama Boureima, l’administrateur délégué de la commune rurale de Tamaské, l’adjudant-chef Hamza Hama. Sans oublier des délégations venues du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso, du Gabon, du Tchad et du Cameroun.
Le FECCOS ambitionne d’œuvrer pour une nation riche de sa culture
Le Festival a, ainsi, offert aux participants, une opportunité d’échanges entre diverses communautés. Des échanges qui ont permis de dégager les voies et moyens pour le renforcement de la paix et de la quiétude sociale, ainsi que la résolution des conflits à travers l’entente et le respect mutuel. Du reste, le FECCOS apparaît comme un cadre de rencontres promouvant le dialogue intercommunautaire sur la base des valeurs ancrées dans la société comme la cohésion sociale, la fraternité, la concorde qui sont les principaux garants du maintien de l’ordre social. D’où le choix du thème central axé sur «les enjeux du patrimoine culturel dans la souveraineté» qui s’inscrit, selon Moustapha Kadi, dans la volonté du chef de l’État, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, de faire de la culture nigérienne un pilier du développement économique et un facteur de paix et de cohésion sociale au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Étant donné que cette 3e édition a lieu à un moment où le gouvernement nigérien s’est fixé comme axes prioritaires de sa politique, la réhabilitation et la valorisation des cultures traditionnelles, le FECCOS ambitionne d’œuvrer pour une nation riche de sa culture et de ses valeurs partagées pour la promotion de la paix et la sécurité des Nigériens.
Rendre le FECCOS biennal avec la participation des pays de l’AES

En marge du côté festif, le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage a initié une opération spéciale de vaccination et de déparasitage des animaux à Tamaské et des produits et aliments pour bétails ont été fournis gratuitement aux éleveurs. Il s’est tenu aussi des séances de sensibilisation contre l’intolérance et le terrorisme. Toute chose qui indique qu’il sied de passer, également, par «le canon de la culture pour résoudre ou tout au moins mettre en discussion les maillons manquants de l’unité nationale que les autorités actuelles, inlassablement, tissent pour le bonheur de notre peuple», a fait savoir Moustapha Kadi, à la cérémonie de clôture du Festival.
Au regard de l’envergure que prend le Festival au fil des éditions, le comité d’organisation trouve bon de l’organiser tous les deux ans avec la participation des ressortissants des autres pays de l’AES, le Burkina Faso et le Mali partageant la même culture du Sharo. En attendant la prochaine édition, le promoteur appelle à une analyse approfondie tendant à faire du FECCOS, un véritable Festival au service du développement harmonieux et durable au Niger et le Sharo sur la carte géographique des grands festivals.





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