La Banque mondiale prévoit le décaissement de 84 millions d’euros, soit 55 milliards de FCFA, pour la mise en œuvre du projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Phasaoc), volet Niger.
L’accord de financement dudit projet a été signé à Niamey par le ministre nigérien du Plan Abdou Rabiou et le représentant résident de la Banque mondiale au Niger Han Fraeters.
Pour le ministre nigérien, ce projet est d’une importance capitale pour le gouvernement, car « il permettra de prendre en charge le suivi et l’évaluation du PDES 2022-2026 ». Il permettra aussi d’assurer la réalisation notamment du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), prévu en décembre 2023, du Recensement général de l’agriculture, du cheptel et de l’environnement, et de certaines enquêtes périodiques prioritaires dont l’enquête sur les conditions de vie des ménages. Il contribuera également à la digitalisation de la production statistique au Niger. « Ce nouveau projet entend renforcer les systèmes statistiques des pays participants et des organismes régionaux et sous-régionaux concernés, afin d’harmoniser, produire, diffuser et promouvoir l’utilisation de statistiques économiques et sociales », a-t-il ajouté.
De son côté, Han Fraeters a précisé que ce financement constituait l’un des plus importants investissements de la Banque mondiale en faveur du Niger. Pour lui, le choix des différents pays bénéficiaires est basé sur trois critères qui sont « un potentiel pour un impact fort de développement, une appropriation et un engagement du gouvernement dans le secteur et enfin une valeur ajoutée dans le secteur pour la Banque mondiale ».
Estimant que l’Institut national de la statistique (INS) du Niger était « vraiment un des instruments de statistiques les plus forts dans la région », M. Fraeters a affirmé : « Au niveau de la Banque mondiale, nous sentons que si on investit dans l’INS, les fonds seront bien gérés et vont amener à des résultats concrets ».


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