Le régime militaire arrivé au pouvoir par un coup d’Etat fin juillet dernier, a affirmé jeudi 19 octobre au soir que le Président déchu Mohamed Bazoum, retenu prisonnier depuis le putsch, a tenté en vain «de s’évader», et que plusieurs personnes ont été arrêtées. Tout le monde n’est pas Carlos Gohsn !
Jeudi, «autour de 3H du matin» (2H GMT), «le Président déchu Mohamed Bazoum accompagné d’une partie de sa famille, ses deux cuisiniers, et deux éléments de sécurité a tenté de s’évader de son lieu de détention», a déclaré le porte-parole du régime, le colonel-major Amadou Abdramane, à la télévision nationale. Il a précisé que cette tentative avait «échoué» et que «les principaux auteurs et certains de leurs complices» avaient été arrêtés. Une enquête a également été ouverte.
Selon Amadou Abdramane, le plan d’évasion de Mohamed Bazoum visait à d’abord l’emmener «dans une planque en périphérie de Niamey», avant d’emprunter des « hélicoptères appartenant à une puissance étrangère», sans préciser laquelle, en direction du Nigeria. Dénonçant «l’attitude irresponsable» de Mohamed Bazoum, il n’a pas précisé où se trouvait le Président déchu jeudi soir.





Niger
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




